• PARTIE 1

    Quatre-vingt-dix-neuf jours c'est comme l'infini quand tu perds la personne que tu aimes.   Larry Stylinson One Shot   

     

     
    Cher Harry,
     
    Tu n'es plus là depuis deux semaines maintenant. Je ne réagis toujours pas bien face à ça. Les garçons m'ont même envoyé chez un thérapeute pour m'aider à oublier. Mais je ne peux pas oublier. Tu es tout ce à quoi je pense. Ta tête pleine de boucles, la façon dont ton sourire éclaire la pièce dans laquelle tu te trouves, tes yeux verts que j'aime tellement. Tu es impossible à oublier. Je ne veux pas oublier.
     
    Bien sûr, les garçons sont inquiets pour moi. Je suis moi-même inquiet pour moi. Ma thérapeute est inquiète aussi et
    c'est pourquoi elle m'a remis ce journal, afin que je puisse y écrire mes pensées les plus intimes. Je suis censé le lui
    donner chaque semaine pour une relecture, mais ça me paraît tellement bizarre de le lui donner. La plupart de
    mes pensées tournent autour de toi, donc je suppose que c'est à cause de ça qu'elle veut le lire, pour s'assurer que
    tout va bien.
     
    Mais pour être honnête, tout ne va pas bien, et oui je suis assez sûr qu'elle lira ça aussi. Mais la vérité doit éclater tôt ou tard, non ? Elle ne m'a jamais dit ce qu'il faut que j'écrive précisément, mais juste que je dois écrire. Donc, je t'écris. J'espère que ça ne te dérange pas. Je veux que tu saches comment j'ai fait face à tout cela.
    Je vais te dire comment j'ai survécu sans toi près de moi. Comment je me sens toute la journée, tous les jours, tout sera écrit ici. À partir du premier jour, le jour où tu as quitté ce monde.
     
    Jour 1 :
     
    Je me suis réveillé comme je le faisais tous les matins, m'attendant à te trouver recroquevillé à côté de moi. Mais quand je me suis tourné, le lit était vide et tu n'étais nulle part en vue. Au début, je ne m'en souciais pas, je me disais que tu étais simplement en train de préparer le petit déjeuner ou en train de prendre ta douche. Mais l'absence de bruit dans tout l'appartement aurait dû m'en dissuader et je m'excuse de ne pas avoir eu la tête à ça. J'aurais dû le savoir. J'aurais dû t'en empêcher.
     
    Quand je suis finalement sorti du lit, le silence qui régnait dans la maison m'énervait et c'est là que j'ai commencé à devenir anxieux. Je me suis senti assez étourdi, marchant de travers pendant que j'étais en train de te chercher, les genoux de plus en plus faibles à chaque pas que je faisais.
     
    Je suppose que tu peux dire que je suis finalement tombé à genoux au moment où je t'ai trouvé. J'ai pleuré. Beaucoup en réalité. Les larmes qui me sortaient des yeux me piquaient affreusement et quand je t'ai vu, c'était comme si mon cœur pompait du venin. Mais je ne te reproche rien, je ne l'ai jamais fait. J'en veux seulement à moi-même.
     
    Je ne serai jamais en mesure de revivre ce jour-là, ou d'effacer l'image de ton corps immobile et froid couché sur le sol. Cette image me hante chaque jour et chaque nuit.
     
    J'ai donc fais la seule chose que je savais faire, et j'ai appelé l'ambulance. Ils étaient dans l'appartement quelques minutes après, t'emportant loin de moi. J'étais incapable de bouger, ainsi que Niall et Zayn, que j'avais appelé avec Liam juste après avoir appelé l'ambulance. Ce fut Liam qui nous a tous emmené à l'hôpital juste après que l'ambulance soit partie. Pendant le trajet, je pleurais silencieusement, recroquevillé sur le siège arrière. Je ne voulais pas y croire.
     
    Jour 2 :
     
    Ta famille était là. Nous étions tous là. J'ai embrassé ta mère, en essayant de la réconforter alors qu'elle criait et pleurait toutes les larmes de son corps, tout en essayant de contenir mes propres larmes. Le reste des garçons a pris soin de Gemma, qui a commencé à crier et se débattre, refusant de croire que son frère l'avait quitté. Un torrent de larmes coulait dans la pièce et il devenait difficile de définir quels pleurs appartenaient à qui, mais ça n'avait pas vraiment d'importance.
     
    Nous avons tous vu depuis le couloir le moment où tu as été enlevé du lit et emporté sur une longue civière, un fin drap blanc te couvrant, si bien que je n'ai pas pu voir ton visage une dernière fois.
     
    J'ai refusé de croire que tu étais parti. Je le refuse toujours.
     
    Tu vas revenir, n'est-ce pas ? J'espère que oui. Tout le monde est assez paumé sur ce sujet. Les choses qu'on avait l'habitude de faire autrefois me manquent, tu sais ? Maintenant, les gens ne sourient plus. Ton sourire me manque.
     
    Jour 3 :
     
    Silencieux. C'est le seul mot que je peux utiliser pour décrire ce jour-là. En fait, n'importe quel jour est maintenant tombé en plein silence. Il n'y avait pas de mots pour dire quoi que ce soit et il n'y en a toujours pas maintenant.
     
    Les garçons et moi étions assis avec raideur sur le lit de Liam, les larmes glissaient sur nos visages jusqu'à ce qu'on réalise que nous n'étions plus les One Direction. Non, One Direction n'existait plus sans toi.
     
    Donc ce jour-là a été gaspillé à nos propres pensées assez pitoyables et en nous demandant ce que nous ferions maintenant que tu étais parti.
     
    Jour 4 :
     
    J'ai trouvé ta note ce jour-là. La vue de ton écriture qui m'est si familière m'a conduit jusqu'aux larmes. Je ne pouvais tout simplement pas partager cette découverte, avec qui que ce soit.
     
    Anne m'a rendu visite ce jour-là. Je pense que c'était mercredi, mais je ne savais pas vraiment. Je ne trouvais rien pour m'occuper. Habituellement, nous serions allés aux répétitions, mais les nouvelles avaient déjà été divulguées à la presse et réparties sur tout Twitter. J'ai refusé de me connecter, ou de regarder la télévision. Les seules choses qu'ils diffusaient concernaient les hypothèses sur le pourquoi de ce que tu as fait, mais je le savais déjà, et je ne voulais pas en entendre parler.
     
    Tu manques à nos fans. J'en ai même eu plusieurs qui venaient vers moi alors que je marchais dans la rue, en pleurant et en me serrant dans leur bras, en s'excusant pour ma perte. Ils disent que tu étais une personne incroyable, que tu ne méritais pas de partir si jeune. Je suis d'accord avec eux.
     
    Pourquoi tu es parti ? Eh bien, je sais pourquoi. Mais je ne peux juste pas penser à ça, j'ai bien trop mal.
     
    J'ai fini par montrer le mot que tu m'as laissé à ta mère. Je sais que tu l'as écrit pour moi et seulement pour moi mais je sentais qu'elle avait le droit de savoir aussi. Elle a pleuré, Haz. Elle a beaucoup pleuré. Je sens que je suis le seul à qui reprocher tout ce qui arrive, et le poids sur mes épaules ne cesse d'augmenter.
     
    Jour 5 :
     
    Nous avons finalement commencé à organiser ton enterrement ce jour-là. Je ne sais pas si c'était un peu trop tôt pour l'organiser ou un peu trop tard, mais tout ce que je sais, c'est que personne ne voulait le faire. Personne ne voulait accepter le fait que tu étais vraiment parti.
     
    Jour 6 :
     
    J'ai montré le mot aux garçons ce jour-là. En vérité, je ne leur ai pas exactement montré. Je l'ai laissé sur le comptoir de la cuisine et Zayn l'a aperçu et l'a lu.
     
    Il est entré dans le salon avec des larmes coulant sur son visage, et a commencé à me crier dessus. Il m'a crié dessus pour ne pas le lui avoir dit. Il m'a crié dessus pour avoir été égoïste. Et il m'a reproché tout ce qui était arrivé. Niall et Liam ont essayé de le calmer, mais je n'ai pas à lui reprocher d'être en colère. J'étais en colère contre moi-même également.
     
    Jour 7 :
     
    Une semaine sans toi dans ma vie, c'est aussi long que l'éternité. J'ai passé la journée entière à regarder de vieilles vidéos d'X Factor et des interviews de nous, pour prétendre que tu étais là, avec moi, en riant le long des vidéos.
     

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