• 99 Jours

    Quatre-vingt-dix-neuf jours c'est comme l'infini quand tu perds la personne que tu aimes.

     Larry Stylinson One Shot

     

    99 Jours

     cette Fiction à était traduite de l'anglais. ce n'est pas la mienne~mais elle m'a telement émus que je la mets ici♥ Bonne lecture! #Oui j'ai pleuré

  • Quand on le regarde aprés avoir lu...c'est super triste!...

    il y a un autre trailer sur cette Histoire  qui est vraiment Bien fait: ICI


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  • Quatre-vingt-dix-neuf jours c'est comme l'infini quand tu perds la personne que tu aimes.   Larry Stylinson One Shot   

     

     
    Cher Harry,
     
    Tu n'es plus là depuis deux semaines maintenant. Je ne réagis toujours pas bien face à ça. Les garçons m'ont même envoyé chez un thérapeute pour m'aider à oublier. Mais je ne peux pas oublier. Tu es tout ce à quoi je pense. Ta tête pleine de boucles, la façon dont ton sourire éclaire la pièce dans laquelle tu te trouves, tes yeux verts que j'aime tellement. Tu es impossible à oublier. Je ne veux pas oublier.
     
    Bien sûr, les garçons sont inquiets pour moi. Je suis moi-même inquiet pour moi. Ma thérapeute est inquiète aussi et
    c'est pourquoi elle m'a remis ce journal, afin que je puisse y écrire mes pensées les plus intimes. Je suis censé le lui
    donner chaque semaine pour une relecture, mais ça me paraît tellement bizarre de le lui donner. La plupart de
    mes pensées tournent autour de toi, donc je suppose que c'est à cause de ça qu'elle veut le lire, pour s'assurer que
    tout va bien.
     
    Mais pour être honnête, tout ne va pas bien, et oui je suis assez sûr qu'elle lira ça aussi. Mais la vérité doit éclater tôt ou tard, non ? Elle ne m'a jamais dit ce qu'il faut que j'écrive précisément, mais juste que je dois écrire. Donc, je t'écris. J'espère que ça ne te dérange pas. Je veux que tu saches comment j'ai fait face à tout cela.
    Je vais te dire comment j'ai survécu sans toi près de moi. Comment je me sens toute la journée, tous les jours, tout sera écrit ici. À partir du premier jour, le jour où tu as quitté ce monde.
     
    Jour 1 :
     
    Je me suis réveillé comme je le faisais tous les matins, m'attendant à te trouver recroquevillé à côté de moi. Mais quand je me suis tourné, le lit était vide et tu n'étais nulle part en vue. Au début, je ne m'en souciais pas, je me disais que tu étais simplement en train de préparer le petit déjeuner ou en train de prendre ta douche. Mais l'absence de bruit dans tout l'appartement aurait dû m'en dissuader et je m'excuse de ne pas avoir eu la tête à ça. J'aurais dû le savoir. J'aurais dû t'en empêcher.
     
    Quand je suis finalement sorti du lit, le silence qui régnait dans la maison m'énervait et c'est là que j'ai commencé à devenir anxieux. Je me suis senti assez étourdi, marchant de travers pendant que j'étais en train de te chercher, les genoux de plus en plus faibles à chaque pas que je faisais.
     
    Je suppose que tu peux dire que je suis finalement tombé à genoux au moment où je t'ai trouvé. J'ai pleuré. Beaucoup en réalité. Les larmes qui me sortaient des yeux me piquaient affreusement et quand je t'ai vu, c'était comme si mon cœur pompait du venin. Mais je ne te reproche rien, je ne l'ai jamais fait. J'en veux seulement à moi-même.
     
    Je ne serai jamais en mesure de revivre ce jour-là, ou d'effacer l'image de ton corps immobile et froid couché sur le sol. Cette image me hante chaque jour et chaque nuit.
     
    J'ai donc fais la seule chose que je savais faire, et j'ai appelé l'ambulance. Ils étaient dans l'appartement quelques minutes après, t'emportant loin de moi. J'étais incapable de bouger, ainsi que Niall et Zayn, que j'avais appelé avec Liam juste après avoir appelé l'ambulance. Ce fut Liam qui nous a tous emmené à l'hôpital juste après que l'ambulance soit partie. Pendant le trajet, je pleurais silencieusement, recroquevillé sur le siège arrière. Je ne voulais pas y croire.
     
    Jour 2 :
     
    Ta famille était là. Nous étions tous là. J'ai embrassé ta mère, en essayant de la réconforter alors qu'elle criait et pleurait toutes les larmes de son corps, tout en essayant de contenir mes propres larmes. Le reste des garçons a pris soin de Gemma, qui a commencé à crier et se débattre, refusant de croire que son frère l'avait quitté. Un torrent de larmes coulait dans la pièce et il devenait difficile de définir quels pleurs appartenaient à qui, mais ça n'avait pas vraiment d'importance.
     
    Nous avons tous vu depuis le couloir le moment où tu as été enlevé du lit et emporté sur une longue civière, un fin drap blanc te couvrant, si bien que je n'ai pas pu voir ton visage une dernière fois.
     
    J'ai refusé de croire que tu étais parti. Je le refuse toujours.
     
    Tu vas revenir, n'est-ce pas ? J'espère que oui. Tout le monde est assez paumé sur ce sujet. Les choses qu'on avait l'habitude de faire autrefois me manquent, tu sais ? Maintenant, les gens ne sourient plus. Ton sourire me manque.
     
    Jour 3 :
     
    Silencieux. C'est le seul mot que je peux utiliser pour décrire ce jour-là. En fait, n'importe quel jour est maintenant tombé en plein silence. Il n'y avait pas de mots pour dire quoi que ce soit et il n'y en a toujours pas maintenant.
     
    Les garçons et moi étions assis avec raideur sur le lit de Liam, les larmes glissaient sur nos visages jusqu'à ce qu'on réalise que nous n'étions plus les One Direction. Non, One Direction n'existait plus sans toi.
     
    Donc ce jour-là a été gaspillé à nos propres pensées assez pitoyables et en nous demandant ce que nous ferions maintenant que tu étais parti.
     
    Jour 4 :
     
    J'ai trouvé ta note ce jour-là. La vue de ton écriture qui m'est si familière m'a conduit jusqu'aux larmes. Je ne pouvais tout simplement pas partager cette découverte, avec qui que ce soit.
     
    Anne m'a rendu visite ce jour-là. Je pense que c'était mercredi, mais je ne savais pas vraiment. Je ne trouvais rien pour m'occuper. Habituellement, nous serions allés aux répétitions, mais les nouvelles avaient déjà été divulguées à la presse et réparties sur tout Twitter. J'ai refusé de me connecter, ou de regarder la télévision. Les seules choses qu'ils diffusaient concernaient les hypothèses sur le pourquoi de ce que tu as fait, mais je le savais déjà, et je ne voulais pas en entendre parler.
     
    Tu manques à nos fans. J'en ai même eu plusieurs qui venaient vers moi alors que je marchais dans la rue, en pleurant et en me serrant dans leur bras, en s'excusant pour ma perte. Ils disent que tu étais une personne incroyable, que tu ne méritais pas de partir si jeune. Je suis d'accord avec eux.
     
    Pourquoi tu es parti ? Eh bien, je sais pourquoi. Mais je ne peux juste pas penser à ça, j'ai bien trop mal.
     
    J'ai fini par montrer le mot que tu m'as laissé à ta mère. Je sais que tu l'as écrit pour moi et seulement pour moi mais je sentais qu'elle avait le droit de savoir aussi. Elle a pleuré, Haz. Elle a beaucoup pleuré. Je sens que je suis le seul à qui reprocher tout ce qui arrive, et le poids sur mes épaules ne cesse d'augmenter.
     
    Jour 5 :
     
    Nous avons finalement commencé à organiser ton enterrement ce jour-là. Je ne sais pas si c'était un peu trop tôt pour l'organiser ou un peu trop tard, mais tout ce que je sais, c'est que personne ne voulait le faire. Personne ne voulait accepter le fait que tu étais vraiment parti.
     
    Jour 6 :
     
    J'ai montré le mot aux garçons ce jour-là. En vérité, je ne leur ai pas exactement montré. Je l'ai laissé sur le comptoir de la cuisine et Zayn l'a aperçu et l'a lu.
     
    Il est entré dans le salon avec des larmes coulant sur son visage, et a commencé à me crier dessus. Il m'a crié dessus pour ne pas le lui avoir dit. Il m'a crié dessus pour avoir été égoïste. Et il m'a reproché tout ce qui était arrivé. Niall et Liam ont essayé de le calmer, mais je n'ai pas à lui reprocher d'être en colère. J'étais en colère contre moi-même également.
     
    Jour 7 :
     
    Une semaine sans toi dans ma vie, c'est aussi long que l'éternité. J'ai passé la journée entière à regarder de vieilles vidéos d'X Factor et des interviews de nous, pour prétendre que tu étais là, avec moi, en riant le long des vidéos.
     

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  • Jour 8 à Jour 12 :
     
    J'ai décidé de résumer ces jours en une seule partie parce que, et bien, pas grand-chose ne s'est passé ces jours-là. Zayn refuse toujours de me parler et je n'ai pas à le lui reprocher. Niall et Liam font de leur mieux pour essayer de me parler, mais je suis devenu distant. Je n'ai parlé à personne depuis, sauf à toi bien sûr. Mais tu n'étais pas vraiment là et c'est ce qui a commencé à les inquiéter.
     
    Jour 13 :
     
    J'aurais dû te dire dans les autres parties que le neuvième jour, nous avions fini d'arranger tes funérailles. Quatre jours plus tard et me voilà, enveloppé dans un habit noir au-dessus d'un trou profond dans le sol, où tu seras contraint de rester pour l'éternité.
     
    Ce n'était pas à cercueil ouvert. Nous savions tous combien tu détestais que les gens te regardent quand tu n'étais pas dans une situation convenable. Tout le monde a convenu que c'était probablement le mieux et pour être honnête, je ne voulais pas regarder ton visage en sachant que tes yeux ne connaîtraient plus jamais de battement de cils et que je ne serais plus jamais en mesure de regarder dans tes prunelles vertes.
     
    J'ai pleuré à nouveau ce jour-là. Mince, je pleure tous les jours depuis le jour où tu nous as quitté. Mais ce jour-là était bien pire. Quand ils t'ont placé à l'intérieur du trou, j'ai presque couru pour les arrêter et il a fallu Liam, Zayn, et Niall pour me retenir. J'étais effondré sur mes genoux en criant et en pleurant. Je n'étais pas en mesure de rester fort à ton enterrement et je suis tellement désolé.
     
    Tu dois être déçu de moi. Je sais que tu m'as toujours imaginé comme quelqu'un de fort. Mais c'est seulement quand je suis avec toi. Maintenant que tu es parti, je ne sais pas quoi faire de moi.
     
    C'était un long supplice et j'ai embrassé chaque membre de ta famille, en m'excusant et en murmurant des paroles incohérentes à travers mes pleurs incessants. Gemma et Anne m'ont serré le plus longtemps, on sanglotait chacun sur les épaules de l'autre. J'ai ensuite repoussé Gemma et je l'ai dévisagé un long moment. Je lui ai dit que vous deux vous vous ressembliez tellement. Elle est si belle Harry et je te promets de prendre soin d'elle.
     
    Je promets de prendre soin de ta mère aussi. Elle a toujours été comme une seconde mère pour moi de toute façon. Quand je l'ai prise dans mes bras, elle m'a chuchoté quelque chose à l'oreille que je n'oublierai jamais, et j'espère vraiment qu'elle ne me mentait pas. «  Il t'aimait, tu sais. » chuchota-t-elle. Elle s'est ensuite reculée avec un petit sourire sur son visage. Elle s'est éloignée avant que je n'aie pu lui répondre, me laissant sans voix, avant de m'effondrer à nouveau en sanglots. Liam a dû me soutenir jusqu'à la voiture mais j'ai résisté. Je ne voulais pas te quitter.
     
    Jour 14 :
     
    Je voudrais juste dire que je n'étais pas prêt à aller à la thérapie. Mais les garçons ont insisté pour que j'y aille. J'y suis allé, mais je n'aimais pas ça. La thérapeute m'a forcé pour obtenir des informations, en me demandant comment je me sentais et quelles étaient mes pensées. Je n'aimais pas l'invasion de la vie privée. Mes pensées étaient destinés à rester cachées, et pas à se retrouver ici.
     
    Mais maintenant me voilà, t'écrivant. J'ai l'impression que je peux te sentir parfois tu sais. C'est comme si tu me regardais. Au lieu d'être quelque chose effrayant, comme j'ai imaginé qu'il serait, c'est effectivement très réconfortant.
     
    Jour 15 :
     
    Et maintenant je suis ici. Aujourd'hui, je me sens... vide. Mais je suppose que c'est juste ce que l'on ressent quand on vient de perdre la personne que l'on aime, non ? Sarah a relu mon journal la nuit dernière, est-ce que je t'ai dit que ma thérapeute s'appelle Sarah ? Eh bien, voilà c'est fait. Elle semblait déçue de moi, mais je ne m'en préoccupais pas. Elle m'a dit d'arrêter d'écrire comme je le fais, sous forme d'un texte par jour, mais je lui ai dit que ça m'aidais, en quelque sorte. Je ressens comme si tu étais ici avec moi, lisant tout ce que je note sur cette page.
     
    Revenons-en à aujourd'hui. Je n'ai pas fait grand-chose pour être honnête. Niall est venu, et nous avons regardé quelques films pour tenter de revenir au bon vieux temps. Liam m'a appelé juste pour vérifier. Mais toujours pas de mot de Zayn cependant et je commence à m'inquiéter que notre amitié ne puisse jamais redevenir comme avant.
     
    Jour 16 :
     
    Les gens disent que One Direction est terminé et ça me déchire vraiment au fond de moi. Cela ne fait qu'un peu plus de deux semaines et déjà les gens commencent à parler. Les garçons et moi essayons de nous remettre au travail, mais c'est juste beaucoup trop tôt. On ne pense pas que l'on pourra remonter sur scène ou revenir en studio en ce moment, sachant que l'on a perdu un membre du groupe et qu'il ne reviendra pas.
     
    Ce n'est pas comme si nous avions nié les rumeurs. En fait, on ne se considère même plus nous-même comme les One Direction. Avec seulement quatre d'entre nous, on est juste Louis Tomlinson, Niall Horan, Liam Payne, et Zayn Malik. C'est toi qui as trouvé le nom du groupe, donc ça me paraît plus juste de ne plus nous appeler One Direction.
     
    Je sais que tu voudrais que l'on aille de l'avant et que l'on continu notre carrière en tant que groupe. Mais c'est tellement dur. Pourquoi tu ne peux tout simplement pas revenir ?
     
    Jour 17 à Jour 20 :
     
    Je suis désolé j'ai oublié d'écrire ces derniers jours. Pour être honnête, je n'ai même pas quitté mon lit. Je suis tellement fatigué. Je suppose que tu peux le comprendre puisque tu es endormi pour l'éternité maintenant. Est-ce que ce que je viens d'écrire était méchant ? Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui se passe après la mort, mais certains disent que c'est juste un monde noir qui t'entoure. Mon dieu, j'espère que tu n'es pas assis dans le noir Harry, tu mérites de chanter avec les anges.
     
    Je parie que ça doit être quelque chose de très joli à écouter et que vos voix s'accorderaient parfaitement, parce que j'ai toujours pensé que tu avais une voix comme celle des anges. Peut-être que tu pourrais être mon ange gardien et me chanter quelque chose pour m'endormir parfois, d'accord ?
     
    Quoi qu'il en soit, retour aux jours précédents. Comme je l'ai dit, je suis très fatigué, je n'ai pas quitté mon lit. Tout ce que j'ai pour m'accompagner est mon ordinateur portable, ce qui ne me dérange pas. Il y a beaucoup de choses à faire sur internet. Mais je fais de mon mieux pour éviter les sites de réseaux sociaux. Je ne suis pas encore tout à fait prêt à affronter le monde réel.
     
    Niall est venu me voir très souvent, je pense qu'il est plus inquiet à mon sujet que tous les autres. J'avais l'habitude d'être celui qui sourit toujours, qui éclairait les journées de tout le monde. Mais maintenant que je ne suis plus cette personne, Niall essaie d'être là. Il essaie de me faire sourire, et j'apprécie son effort. Je ne sais juste pas si je serai  capable de sourire à nouveau un jour.

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  • Jour 20 et Jour 21 :
     
    Liam est resté avec moi les deux dernières nuits. Il dort sur le canapé à côté de moi maintenant. Ça fait tellement de bien d'avoir quelqu'un dans l'appartement avec moi. Quand il n'y a que moi, tout est si grand et vide. Je pense que je devrais avoir plus souvent un des garçons pour passer la nuit avec moi. Tu es d'accord de ton côté ? Je ne veux juste plus me sentir seul.
     
    Zayn m'a finalement appelé aujourd'hui. Il s'est excusé pour tout. J'étais heureux d'avoir enfin sa voix en direct, et bien sûr, je me suis excusé de lui  avoir caché la note. Il m'a dit qu'il a parfaitement comprit mon raisonnement face à ça et je pense qu'on peut enfin retrouver une sorte de paix entre nous.
    Oh et j'ai rompu avec Eleanor il y a un moment déjà. J'ai pensé que tu aimerais le savoir au cas où. Je l'ai fait le jour où je t'ai trouvé en fait. Je n'ai juste pas eu le courage de te l'écrire jusqu'à maintenant.
    Tu aurais dû tenir un jour de plus. Et alors tu serais encore ici avec moi. Nous pouvions enfin être heureux.
     
    Jour 23 :
     
    La thérapie est une torture absolue. Je ne vais pas mieux du tout. Sarah continue à me dire d'y renoncer et d'arrêter d'écrire ces journées une par une parce que ça ne m'aide pas. Mais je ne peux pas arrêter. Si je m'arrête, je vais avoir l'impression de te trahir. Je ne peux pas te laisser tomber encore une fois.
     
    Jour 24 :
     
    Sarah m'a posé des questions sur la note d'aujourd'hui. Quand elle m'a questionné, je ne pouvais tout simplement pas retenir mes larmes et à contrecœur je lui ai tendu le papier froissé. Est-ce étrange que je le porte sur moi ? C'est comme si un feu me brûlait dans ma poche, me rappelant la douleur partout où je vais, mais je ne peux pas l'enlever. C'est l'une des dernières choses qu'il me reste de toi.
     
    Jour 25 :
     
    Ça fait un moment que je n'ai pas chanté. Mais j'ai chanté aujourd'hui. Nous avons tous chanté. C'était notre premier jour de retour au studio, et laisse-moi te dire que ça sonne très différent sans ta voix mélangée avec les nôtres. Nous avons dû changer toutes les chansons. Niall et moi avons obtenu la plupart de tes solos, mais je sens que c'est comme si je n'avais pas le droit de prendre tes parties. Je ne serai jamais capable de les chanter aussi bien que toi. Ta voix était unique sur un million.
     
    Chaque fois que tu chantais, le monde entier devenait un peu plus flou à mes yeux, et tout ce que je pouvais voir, c'était toi. J'ai demandé un CD de toutes nos anciennes chansons, mais je sais qu'ils ne me le donneront pas. Liam m'a entendu le leur demander et je sais qu'il leur a dit de ne pas me le passer.
     
    Mais j'ai encore You Tube à ma disposition. Béni sois internet. J'ai écouté ta voix toute la nuit, des performances de X Factor à notre album. Je ne serais jamais fatigué d'entendre ta voix et il semble que c'est la seule façon de pouvoir l'entendre maintenant.
     
    Jour 26 :
     
    J'ai visité Cheshire aujourd'hui. J'ai marché dans les rues pendant un long moment, m'imprégnant juste des places où tu marchais autrefois, en imaginant que tu y es avec moi, me tenant la main.
     
    Après avoir erré de la ville, j'ai accepté à contrecœur de faire un tour chez toi. Quand je suis arrivé devant la porte, Anne m'a accueilli à bras ouverts, avec Gemma. Nous avons parlé autour d'un thé, et je lui ai demandé comment elle faisait. Ils essayent de tenir du mieux qu'ils peuvent Harry, mais c'est très difficile pour nous tous. Ne t'en sens pas coupable, cela leur passera. C'est juste moi, je n'en suis pas si sûr. Je suis celui qui doit se sentir coupable et quand je lui ai dis cela, elle a refusé de m'écouter parler comme ça et elle m'a dit que si je devais me blâmer, je devais partir. J'ai donc marché droit vers la porte.
     
    Je ne pense pas qu'elle se soit attendue à ce que je m'en aille, car je l'ai entendue m'appeler sur le pas de la porte, mais je l'ai ignoré et j'ai couru jusqu'à ma voiture.
     
    Je pleurais tellement fort que j'ai dû m'arrêter sur le côté de l'autoroute, recevant les remarques et les regards froids que les gens me lançaient en passant près de moi. Mais je ne m'en préoccupais pas. Tout ce que je pouvais voir, c'était toi. Je pouvais entendre ta voix me parler, et cela a suffi pour me calmer et pour que je puisse conduire à nouveau le reste du chemin jusqu'à la maison.
     
    Jour 27 :
     
    Aujourd'hui, j'ai passé toute la journée au lit. J'ai ignoré tous les appels et tous les SMS. Niall, Zayn, et Liam sont tous venus un par un derrière ma porte, frappant en me disant d'ouvrir et de venir leur parler. J'ai commencé à me sentir coupable une fois de plus, passant encore au travers de tant de douleur. Je souhaite juste que  cette douleur s'arrête.
     
    Jour 28 :
     
    Quand je suis sorti de ma chambre ce matin, j'ai trouvé Niall endormi devant ma porte. Il avait l'air si fatigué et désespéré que j'ai commencé à pleurer. Voilà ce que je lui avais fait. J'avais pourri la vie de chacun d'entre eux. Tout ça parce que j'étais égoïste.
     
    Mes pleurs l'ont ensuite réveillé, et il m'a pris dans ses bras. Niall donne de supers câlins comme tu le sais et donc je me suis serré contre lui pendant un moment, pas une fois il ne s'est plaint de quoi que ce soit ou n'a voulu se détacher de moi. Il pleurait avec moi et à ce moment-là je me suis senti plus proche de Niall que je ne l'ai jamais été. Je regrette de ne pas avoir fait plus attention à lui avant.
     
    Jour 29 :
     
    Demain, cela fera un mois entier. Un mois entier depuis que tu es parti et je trouve ça tellement dur de me dire qu'on y est déjà. J'ai l'impression que c'est comme si c'était hier que tu étais plein de vie et rigolant si fort que tu faisais cette chose en applaudissant d'un air ridicule avec tes mains.
    C'est réel, n'est-ce pas?
     
    Jour 30 :
     
    Aujourd'hui les garçons et moi avons passé une journée de silence en ton hommage, refusant de répondre aux appels ou aux messages, ou même simplement de se parler les uns aux autres. C'était simplement le silence. Ce n'était pas un sentiment qui me mettait mal à l'aise, au contraire, cela me faisait me sentir bien.
     
    Nous nous sommes allongés et nous avons regardé tes films préférés pendant la journée. Nous étions tous assis serrés les uns contre les autres et nous avons pleuré autant que possible. Les reniflements faisaient écho dans toute la pièce et les mouchoirs froissés formaient un tas qui nous entourait. Nous étions un triste spectacle à voir. Mais il va sans dire que c'était la chose la plus proche que je venais de vivre avec eux depuis bien longtemps.
     
    Jour 31 :
     
    Je suppose que, jusqu'à présent, j'ai eu cette pensée dans mon esprit que tu allais revenir et que tout cela était un terrible et énorme cauchemar. Je pourrai me réveiller à tout moment et tu serais couché à côté de moi, souriant comme tu l'avais fait tous les matins. Mais je commence à réaliser que tu ne vas pas revenir.
     
    Aujourd'hui, je ne savais même pas quoi faire de moi-même. Je pense que les garçons savaient que je voulais être seul, donc je n'ai pas été dérangé avec des messages ou des appels téléphoniques et personne ne s'est arrêté pour voir si j'allais bien. J'ai apprécié, mais c'est probablement parce qu'ils étaient dans le deuil aussi. J'ai passé toute la journée assis dans ton fauteuil préféré, les yeux dans le vide face à la télévision en ingérant la douleur. Trois ou peut-être quatre bières max et je me suis allongé sur le sol en pleurant encore à n'en plus finir. La douleur de la réalité m'a dans un sens... frappé.
     
    Jour 32 :
     
    J'ai ressenti un coup aujourd'hui. Ça faisait du bien, puis j'ai regardé plein de crainte le sang suinter de ma main, les éclats de verre du miroir brisé s'étalaient autour de mes orteils au sol. Je ne sais pas ce qui s'était passé en moi, mais je ne pouvais tout simplement pas supporter de regarder mon reflet plus longtemps. Donc je l'ai frappé, c'était plus dur que tout ce que je n'ai jamais frappé dans ma vie.
     
    Les douleurs des coupures n'étaient que temporaires et très vite j'ai ressenti comme une vague d'ecstasy m'envahir. J'ai aimé le sentiment de contrôler ma propre douleur, au lieu de la supporter plantée en moi de force.
     
    J'étais en train de tamponner les coupures et de tout nettoyer quand Liam est entré, disant qu'il avait entendu un fracas quand tout à coup, il s'est arrêté sur ma main. Il regarda ma main, puis le miroir brisé, puis mon visage. Je pense que le fait que je souriais sonnait un peu bizarre, mais il m'a tout de suite traîné hors de la salle de bain, me forçant dans sa voiture et me conduisant à l'hôpital.
     
    Jour 33 :
     
    Il y a un bandage autour de ma main maintenant et je n'aime pas ça. Je veux être en mesure de voir les cicatrices, de glisser mes doigts le long des plis que j'ai fais. Pour moi, ils sont magnifiques, un merveilleux symbole de mon combat pour m'éloigner du passé. Mais les garçons ne comprennent pas. Ils m'ont regardé non-stop, ne me permettant pas de faire quoi que ce soit ou aller n'importe où moi-même. Tout ceci commençait à m'étouffer.
     
    Jour 34 :
     
    J'ai tellement faim, mais je ne peux pas supporter l'idée de la nourriture. Ils essaient de me faire manger, mais ça ne veut tout simplement pas rester dans mon estomac. J'ai perdu du poids. Beaucoup. Tout le monde l'a remarqué et ça devient difficile de le cacher.
     
    Je me suis aussi évanoui aujourd'hui dans le studio et maintenant, les gens deviennent un peu inquiets à mon sujet. Je suis très bien sinon. Je suis vraiment très bien. Je n'ai juste pas faim.
     
    Jour 35 :
     
    Les garçons et le management ne m'ont pas quitté des yeux depuis les dernières vingt-quatre heures, en s'assurant que je mange tout ce qui est dans mon assiette et que je le garde. Cela me fait mal à l'estomac et je ne sais pas combien de temps je pourrai encore endurer la torture de manger de la nourriture. Tout à un goût assez doux et même si mon estomac gronde pour en avoir plus, je ne peux pas supporter plus d'une bouchée.
     
    Jour 36 :
     
    Je ne suis plus autorisé à quitter mon appartement jusqu''à ce que je prenne plus de poids maintenant. Le management ne veut pas que la presse obtienne une photo de mon corps nouvellement mince, et créer des rumeurs que nous savons toutes vraies. Je ne me supporte pas et je pense que c'est devenu assez évident maintenant.
     
    Les garçons continuent de s'excuser, disant qu'ils auraient du faire plus attention à mon état dès le premier mois et qu'ils auraient dû être là pour moi quand j'en avais besoin. Je leur ai dis que je comprenais malgré tout, parce qu'ils ont dû avoir de la peine aussi.
    Je n'ai pas besoin de baby-sitters. Mais ça ressemble au fait que je suis coincé avec eux à partir de maintenant.
     
    Jour 37 :
     
    L'envie de soulager ma douleur est plus forte que jamais maintenant. La secousse involontaire dans ma main pour frapper dans quelque chose en verre est presque constante. Mais c'est impossible de céder à l'envie quand vous avez trois paires d'yeux qui vous regardent tout le temps. Les garçons n'ont pas quitté mon appartement pendant deux jours et j'ai le sentiment qu'ils ne vont pas le quitter de sitôt.
     
    Jour 38 :
     
    Les garçons me forcent à retourner à la thérapie, car ils ont découvert que j'ai sauté des séances et ignoré les appels de Sarah. Ils disent que c'est la meilleure chose pour moi, et que j'ai besoin d'aide. Donc je suis ici, j'écris ceci dans le bureau trop encombré, avec Sarah me regardant fixement. Je peux sentir ses yeux me sonder et j'ai presque peur de lever mon regard vers elle.
     
    Elle m'a grondé pendant une heure, et quand elle s'est finalement arrêtée, elle m'a dit d'écrire, depuis je refuse de m'arrêter. Elle pense qu'écrire tout ça est mauvais pour ma santé, parce que si je te parle alors que tu n'es pas vraiment là, il n'y a aucun avancement dans la guérison, dit-elle. Mais je ne veux pas te laisser derrière moi. Je ne peux pas faire ça. Je t'aime et je t'aimerai toujours. Personne ne comprend.
     
    Jour 39 et Jour 40 :
     
    Sarah a pris mon journal hier soir, donc je n'avais pas la possibilité d'écrire les événements de la journée avant qu'elle ne me rende en mains propres. Mais hier était un jour assez calme. J'ai passé ma journée avec Zayn et Niall, tandis que Liam est allé rendre visite à Danielle. Nous trois avons été un peu refroidi et avons décidé de passer toute la journée sans prononcer un seul mot. Ils ont suggéré d'aller au parc, mais sauf quand je suis obligé d'aller à la thérapie, je ne pense pas que je puisse quitter la maison encore.
     
    Aujourd'hui Niall a trouvé mon journal, et quand il m'a demandé ce que c'était, je le lui ai simplement arraché des mains et crié de le laisser tel quel. Je sais que j'aurais dû être plus doux... nous sommes tous encore dans un état très fragile. J'aurais dû me douter que j'étais allé trop loin quand il a quitté l'appartement en larmes et Zayn est arrivé quelques minutes plus tard, seulement pour m'engueuler sur mon comportement.
     
    « Tu as besoin de grandir Lou, et passer à autre chose. Nous sommes tous déchirés face à ce sujet, mais tu n'as pas à passer ta douleur ou ta frustration sur le dos de tout le monde ! Tu as besoin d'aide, Lou, et nous essayons juste de t'aider. Mais tu ne nous laisses pas faire. » Après ça, je lui ai claqué la porte au nez, parce que j'étais encore en train de l'écouter me faire la leçon sur la façon de vivre ma vie.
     
    Je tournerai la page quand je me sentirai prêt.
     
    Jour 41 :
     
    Zayn ne me parle plus, encore une fois et je commence à perdre l'intérêt d'être amis avec n'importe qui. Les gens ne souhaitent que nous faire du mal, comme je t'ai blessé.
     
    Jour 42 et Jour 43 :
     
    Je me suis réveillé avec un mal de tête hier matin et je me suis rendu compte que j'étais trop bourré et que je ne me souviens d'aucune chose que j'ai faite. Quand j'ai quitté ma chambre, j'ai trouvé Liam lisant le journal en silence sur le canapé. Quand il a vu que j'étais réveillé, il a levé les yeux vers moi et m'a souri gentiment, tapotant l'endroit à côté de lui en me faisant signe de venir. Je suis resté où je me trouvais et il poussa un profond soupir avant de me demander « Comment te sens-tu ? »
     
    Je ne sais pas si c'était la gueule de bois qui parlait pour moi, ou si je l'avais tout simplement oublié. Mais comme je l'ai dis, tout paraissait toujours tellement irréel pour moi. Mais je regrette ce que j'ai répondu. « Où est Harry ? »
    Les larmes ont commencé à couler à flots à travers les yeux de Liam. J'allais lui demander ce qui n'allait pas, quand ça m'a soudainement frappé. Tu étais parti. Je sais que je l'ai dit beaucoup de fois avant, mais je ne l'avais jamais vraiment cru jusqu'à maintenant. Tu t'en étais réellement allé.
     
    Je me suis senti tomber au sol, tout contrôle de mon corps avait disparu avant que je m'évanouisse complètement. Maintenant je suis ici, assis dans un lit d'hôpital avec des fils attachés à l'intérieur de moi, pompant des produits chimiques dans mon sang comme si j'avais réellement besoin d'eux. Ce n'est pas comme si j'étais malade ou quoi que ce soit, mais tout le monde  me regarde comme si je l'étais et qu'à tout moment je pouvais m'effondrer.
     
    Jour 44 :
     
    J'ai vu ma mère aujourd'hui, pour la première fois depuis un certain temps. Je ne l'avais pas contacté depuis l'enterrement et elle avait été très inquiète à mon sujet. Je me suis réveillé près d'elle, à pleurer. Elle avait sa main devant sa bouche, comme elle venait de découvrir ma santé fragile et mon corps s'amincissant. Je lui ai dis de ne pas pleurer et que j'étais très bien, ce qui l'a juste fait pleurer plus fort. Les médecins l'ont poussé hors de la salle avant qu'elle n'eût pu répondre que j'avais besoin de me reposer.
     
    Non. J'ai juste besoin de toi à nouveau près de moi.
     
    Jour 45 :
     
    J'ai fait un rêve aujourd'hui où j'ai vu ton visage. Mon dieu, Harry, je commence à oublier à quoi tu ressembles. Bien sûr, je peux regarder des photos, mais les images ne bougent pas, ne rient pas et ne brillent pas. Ce sont simplement des souvenirs capturés. Mais mes souvenirs commencent à s'estomper eux aussi. C'est peut être dut aux produits chimiques qui coulent à travers mes veines à partir des différents fils qui me relient aux machines, mais les souvenirs commencent tout juste à s'estomper.
     
    Je ne peux définitivement pas perdre les derniers fragments de mémoire qu'il me reste de toi. Quand je me suis réveillé, j'ai trouvé Zayn assis à côté de mon lit, les larmes tombant sur ses joues, ses lèvres remuant comme si il me parlait doucement. Il n'avait même pas réalisé que je m'étais réveillé et il continuait de parler. Je ne pouvais pas l'entendre, mais ça n'avait pas d'importance.
     
    Jour 46 :
     
    J'essaie de garder mon calme, j'essaye vraiment. Cet hôpital me rend dingue, en plus du fait qu'ils ne me laisseront pas sortir. Je continue d'insister sur le fait que je vais mieux, mais ils me répondent que je suis encore en insuffisance pondérale et en plus de tout, trop stressé. Être enfermé dans cette chambre me stresse, je n'avais jamais été aussi stressé qu'en ce moment. Je m'ennuie. Veux-tu bien chanter pour moi s'il te plaît ?
     
    Jour 47 :
     
    Le management a suggéré que je prenne une longue pause d'un mois, et que je passe ce temps-là avec ma famille pour plus de guérison. Mais ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que ces blessures ne guériront jamais. Ce n'est pas que je ne veux pas voir ma famille, ils me manquent comme des fous. Mais si je pars, qui va prendre soin de notre maison ? Je ne peux pas quitter notre appartement Haz, je ne peux pas. Je ne peux pas les laisser y toucher. Je crains que si je pars, ils retirent tout ce qui reste de toi et qu'alors quand je rentre, il ne  me reste plus rien de toi qui m'appartienne encore.
     
    Jour 48 :
     
    J'ai dus accepter d'y aller à contrecœur, après une heure de sanglots de ma mère, disant combien je lui avais manqué et combien elle me voulait à la maison à nouveau avec elle. Ils pensent tous que c'est la meilleure chose pour moi, de m'évader de toi pour un moment.
     
    C'est donc là où je me trouve, écrivant cette journée en étant assis à côté d'une valise vide. Peut-être que j'aurais dus apporter ton bonnet préféré avec moi, afin que je puisse m'endormir avec toi dans mes bras ou, au moins quelque chose qui me rappelle ta présence. J'espère que ça ne te dérange pas si je te l'emprunte.
     
    Jour 49 :
     
    La gare est bondée et le bruit continue de cogner dans mes oreilles. Les gens continuent de me pousser alors que Paul me guide à travers la masse de personnes, pendant qu'il essaie de me garder hors de vue des fans à tout moment. Je remercie Paul pour cela, parce que je ne veux pas que les fans me voient comme ça. Je porte ton vieux bonnet, avec tes vieilles chaussettes pleines de sueur que tu utilisais pour valser dans l'appartement tous les matins. J'ai de la place dans ce large sweat-shirt qui engloutit le haut de mon corps, mais je me fiche de ce à quoi je ressemble.
     
    Je pars de l'appartement - notre appartement. Notre appartement où nous avions tant de bons souvenirs, ceux que je commence à oublier de jour en jour sans toi ici avec moi. Nous aurions pu en avoir d'autres, si tu étais resté plus longtemps.
    Et je monte dans le train, faisant mes derniers adieux à la ville que j'ai appris à aimer, une seule larme glisse de mon œil. 
     

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  • Jour 50 :
     
    Après un court trajet en train pour rentrer à la maison hier et le déballage de mes affaires, je me suis enfin installé dans mon ancienne chambre d'enfant. Ma mère ne me lâche pas du regard et je commence à me sentir suffoquer comme quand j'étais avec les garçons et qu'ils se pressaient dans mon espace personnel.
    J'aime ma maman, je l'aime vraiment, mais j'ai juste besoin d'être seul. Les filles sont contentes de me revoir et elles m'ont réveillé ce matin en empilant des coussins sur moi et en me chatouillant jusqu'à ce que je me réveille. C'était la première fois que je riais depuis tellement longtemps. Cela pourrait être bon pour moi.
     
    Jour 51 à Jour 70 :
     
    Oui je sais que c'est beaucoup de jours à résumer dans une petite partie... mais je ne veux pas t'ennuyer avec tous les jours que j'ai passé, jouant à quelques trucs avec mes petites sœurs et ma mère et mon beau-père. Parce que sincèrement, chaque jour a été essentiellement consacré de la même manière.
     
    Je me réveillais avec Phoebe ou Daisy tirant sur mes mèches de cheveux, me chatouillant pour que je me lève, et m'appelant pour me dire que le déjeuner était prêt. Poliment, j'ai toujours refusé, les obligeant à encaisser leur déception. Le sommeil me saisissait encore pour un petit moment, avant que ma mère ne fasse irruption dans ma chambre, une assiette pleine de nourriture dans les mains. Elle s'asseyait sur le bord de mon lit jusqu'à ce que j'engloutisse chaque morceau de nourriture de l'assiette et ensuite seulement elle quittait tranquillement ma chambre avec un sourire sur le visage. Je suppose que c'est bien de la faire sourire, mais après chaque repas que j'avalais, je me sentais lent et lourd et ça me donnait envie de dormir encore plus. Bien sûr, cela n'était pas permit et à onze heures j'ai toujours été emmené loin du confort de mes oreillers pour aller dans un parc, un magasin ou tout autre endroit où les filles voulaient aller. Elles jouaient et bavardaient avec jubilation tandis que je marchais solennellement à côté d'elles, en me demandant ce que je ferais si tu marchais à côté de moi, me tenant la main et m'emmenant loin de toute cette misère. Ce n'est pas que je n'aime pas prendre soin des filles, c'est juste qu'après un certain temps - et tu le sais, il faut que je les prenne en main.
     
    Tu manques beaucoup à ma famille aussi tu sais. Il y en a eu quelques-unes –très peu en réalité, mais nous avons eu des discussions à propos de toi. Maman ne parle pas de toi plus de quelques minutes, comme si elle pensait que parler de toi me blesserait. Mais pour être honnête, je sens comme un poids se retirant de mes épaules à chaque fois que je dis ton nom. Pourtant en même temps, ça fait mal. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, c'est comme ça c'est tout.
     
    Mark, mon beau père, est venu vers moi, un jour, me demandant comment je me sentais. Je lui ai dis que j'allais bien comme je le disais à tous les autres, mais pour une raison quelconque, il ne semblait pas croire le mensonge que tout le monde croyait. Nous nous sommes assis pendant un certain temps, parlant tout simplement de tout et de rien, faisant en sorte que je me sente mieux à nouveau. Pour être honnête, pendant un moment j'ai presque commencé à me sentir mieux. Mais bien sûr, les bons sentiments ne semblent jamais faits pour durer. Surtout quand vous avez un nid de culpabilité qui vous ronge le cœur.
     
    Les filles ont remarqué mon changement et je me sens horrible. Je fais du mal à tout le monde autour de moi et je déteste ça. Quand elles ont remarqué que j'étais d'humeur désagréable, d'abord elles ont essayer de me faire sourire et rire, mais maintenant elles passent lentement à côté de moi, comme si elles n'étaient plus sûres de savoir comment me supporter. Je suppose que je n'ai pas à leur en vouloir... Je ne sais même pas comment me supporter moi-même.
     
    J'ai pris du poids et je suis enfin à nouveau en bonne santé, et tout le monde est heureux à propos de ça. Mais je me sens encore vide à l'intérieur. Le gain de poids en a seulement ajouté plus à celui sur mes épaules. Je ne sais pas si cela t'en dit beaucoup plus sur la façon dont ces jours  se sont passés, mais comme je l'ai dis, ils étaient tous banals. La douleur avait disparu pendant quelques jours, seulement pour revenir plus forte encore une fois. Inutile de dire, je n'ai pas autant aidé que tout le monde pensait que je le ferais.
     
    Jour 71 :
     
    Je suis dans le train de retour pour Londres maintenant et laisse-moi juste te dire que je suis nerveux. Plus nerveux que je ne l'ai jamais été. Plus nerveux que je l'étais avant notre première représentation, où tu m'as chuchoté des mots d'encouragement à mon oreille avant que nous ne montions sur scène. Tu me souriais, me rassurant, avant que la chanson ne commence et après ça je pouvais sentir mon énergie monter en flèche.
    C'est triste de penser que je ne pourrai plus jamais chanter avec toi, ou me blottir contre toi au milieu de la nuit lorsque je ne peux pas dormir ou venir vers toi quand j'ai simplement besoin d'un câlin. J'ai peur de retourner à l'appartement. Que faire s'ils l'ont changé ?
     
    Je suis à la maison, assis dans ta chambre. Elle est restée exactement de la même façon dont elle était. Je suis tellement soulagé en ce moment que je ne peux même pas l'expliquer. Je suis juste content, parce que je n'aurai pas à dormir sans un peu de toi ici avec moi.
     
    Jour 72 :
     
    Les garçons sont venus aujourd'hui. C'était la première fois que je les voyais depuis un mois. Ils devaient sans doute s'attendre à plus... peut-être à une version de moi-même plus heureuse, comme je l'étais avant. Eh bien, flash info pour eux, je ne serai jamais le même Louis à nouveau. Je sais cela comme un fait maintenant.
    Tu as pris un morceau de moi avec toi, Harry. Je suis seulement une partie de ce que j'étais avant. Maintenant, je suis brisé, déchiré à l'intérieur.
     
    Niall et Liam m'ont étreint étroitement pendant un certain temps, pleurant des larmes de bonheur et de soulagement en voyant que j'avais pris du poids. Ils affirment être heureux de mon retour, mais je ne pense pas qu'ils l'étaient. Je ne suis pas le Louis qu'ils connaissent ou aiment, je suis un étranger. En ce qui concerne Zayn, il a juste prit du recul pendant un certain temps et il attendait que les deux autres finissent de m'accueillir chez moi. Quand ils eurent fini, il m'a pris dans ses bras. Je pense que c'est lui qui a pleuré le plus.
     
    Jour 73 :
     
    Je suis sorti de l'appartement ce matin, seulement avec un peignoir et des pantoufles. Le soleil brillait dans mes yeux et je fronçais les sourcils de dégoût. Tout ce que dont j'avais besoin était un peu de lait pour mes céréales, mais bien sûr, rien ne va toujours comme prévu.
     
    À ma vue, environ quatre ou cinq filles ont commencé à crier, se rapprochant instantanément de moi. Je n'étais pas vraiment dans l'ambiance, mais j'ai fais semblant. Tu sais comment ça se passe. Elles se mirent à bavarder avec enthousiasme, à parler de choses qui ne comptaient absolument pas pour moi et j'ai forcé un sourire sur mon visage serré.
     
    Soudain, elles sont devenues silencieuses quand elles ont prit en considération mon apparence et une d'elles s'est avancée lentement pour me donner un semblant de câlin. Bien que cela puisse être qu'une excuse pour me toucher, j'ai apprécié le geste de la jeune fille. Je ne le voulais pas, mais j'ai commencé à pleurer dans ses bras. Elle se tenait là, me tenant jusqu'à ce que mes cris et mes reniflements cessent et recula pour essuyer mes larmes. « Nous l'aimions tous, tu sais. Vous deux vous vous aimiez, c'était évident. Il t'a tant aimé Lou, ne l'oublies pas. N'oublies jamais ça. » Elle l'avait murmuré et m'a serré une dernière fois avant de s'éloigner.
     
    Elle n'avait même pas demandé un autographe ou une photo et c'est là que j'ai réalisé : nos fans prenaient vraiment soin de nous. Il ne s'agit pas seulement du fait que nous sommes célèbres ou « mignons ». J'ai réalisé beaucoup de choses aujourd'hui. Mais une énorme chose en particulier que je ressens le besoin de te faire partager, c'est que j'ai réalisé que je ne peux pas vivre sans toi.
     
    Jour 74 :
     
    J'ai essayé de lutter contre l'envie, mais elle m'appelait depuis un bon moment. Je frappé un autre miroir aujourd'hui, avec ma bonne main bien sûr. La vue du liquide pourpre suintant à travers les fentes récemment créés dans ma peau me fascinait et je me suis assis là, me laissant saigner jusqu'à ce que je ne ressente plus rien, mais de l'engourdissement. 
    Il n'y avait aucune douleur, seulement un calme persistant à travers moi, jusqu'à ce que je me laisse dériver dans l'inconscience.
     
    Jour 75 :
     
    Je viens de réaliser que cela fait plus de deux mois sans toi, et cela ne fait que rendre le tout plus réel encore. Je ne suis rien, sauf une coquille vide maintenant. Je ne vis avec aucun but et je n'ai plus rien à donner à ce monde. La douleur est sans fin.
     
    Jour 76 :
     
    J'ai sorti ta note à nouveau aujourd'hui. Je l'avais caché à l'arrière de mon tiroir de chevet, dans l'intention de me la cacher à moi-même. Mais j'ai juste eu besoin de voir ton écriture, et de lire les mots imprimés sur la page que je connais par cœur, des mots que je pourrais réciter dans mon sommeil. Je me sens coupable maintenant plus que jamais, et ce sentiment de culpabilité commence à s'infiltrer à travers mon âme une fois de plus. Il ne m'a jamais quitté, mais relire ta note m'a fait mal d'une manière que je n'avais jamais imaginé être possible jusqu'à présent.
     
    Eleanor est révolue depuis longtemps, elle est hors-jeux. Je ne l'ai pas rappelé depuis que j'en ai eu fini avec nous deux. Je ne peux pas croire qu'il t'en a fallu être allé pour me rendre compte qu'elle n'était pas ce que je voulais. Tu aurais pu simplement me le dire. J'aurais tout abandonné tout de suite et j'aurai été là. J'aurais dû te le dire je suppose, mais je n'étais pas encore au courant que ces sentiments étaient présents en moi. Tout ce que je peux faire, c'est de m'en vouloir. C'est de ma faute et ça le sera toujours.
     
    Jour 77 :
     
    J'ai rencontré Anne aujourd'hui. Je ne sais pas ce qu'elle faisait à Londres et je ne lui ai pas demandé, mais quand elle m'a vu, elle est tombée immédiatement dans mes bras en sanglotant, son pauvre petit cœur battant contre ma poitrine.
    « Ça fait plus mal chaque fois que je le vois. » Elle m'a chuchoté dans l'oreille, puis s'est détachée avant que je ne puisse répondre. Je suis resté abasourdi dans la rue, entouré d'une mer de gens, bouche bée face à la disparition soudaine de ta mère. J'ai simplement supposé qu'elle parlait de ta tombe.
     
    Jour 78 :
     
    Je n'ai pas rendu visite à ta tombe hier parce que j'étais tout simplement horrifié. Je viens de réaliser que je ne t'avais pas rendu une seule fois visite depuis l'enterrement et la culpabilité me ronge maintenant plus que jamais.
     
    Je me sens mal. Je me sens complètement, absolument terriblement mal. J'ai été si égoïste. J'ai toujours été si égoïste. J'ai toujours pensé à moi au lieu de toi. Alors maintenant, je suis là, assis devant ta tombe avec les larmes coulant sur mon visage. Les fleurs sont fraîches et il y en a des dizaines Haz. Les gens t'aiment.
     
    J'ai apporté une seule rose, je suis sûr que c'est assez. Je ne voulais pas remplir l'endroit, mais en voyant toutes ces fleurs différentes à présent, la mienne à l'air pathétique. Je te l'ai donné de toute façon. Je l'ai mise juste en face. J'ai l'intention de rester ici un moment, j'ai donc apporté quelques couvertures avec moi et une bouteille de vin. Rouge. Cela a toujours été ton préféré. N'est-ce pas Harry ?
     
    Jour 79 :
     
    Je me suis réveillé encore assis devant ta tombe aujourd'hui, avant de réaliser que je m'étais enivré la nuit dernière jusqu'à finir dans l'herbe. Tu dois avoir honte de moi.
    Je pense que ça va être comme une routine quotidienne, de visiter ta tombe. Je te promets d'apporter une rose tous les jours, juste pour que je puisse au moins la comparer un peu à toutes ces belles fleurs qui t'entourent. Il y a des marguerites et des lys, tu as toujours aimé le lys.
     
    Je me suis assis et j'ai chanté devant toi aujourd'hui, j'espère que tu l'as entendu, où que tu sois. Je sais combien tu aimais cette chanson. Ça m'inonde de souvenirs à nouveau et je me souviens de ce jour-là à la maison des juges lorsque tu chantais de tout ton cœur juste pour les impressionner. Je n'oublierai jamais ta voix dans cette chanson, ou ta voix dans n'importe quelle autre chanson juste à cause de ça.
     
    Mais je l'ai chanté pour une autre raison, Harry. Je suis déchiré. Je le suis vraiment. Je ne sais pas quoi faire... et j'aimerai juste que tu m'envoies quelque chose, tout ce que tu voudras. J'ai besoin d'un signe me disant si je prends la bonne décision ou pas.
     
    Jour 80 et Jour 81 :
     
    Je suis désolé, je ne t'ai pas rendu visite hier. Niall, Liam, et Zayn semblaient avoir des plans différents, et ils m'ont traîné à la plage. Il ne fait pas encore assez chaud dehors, mais ils semblaient penser que ça serait un bon moment à partager quel que soit le temps qu'il faisait. À vrai dire, je l'ai détesté.
    Pendant qu'ils couraient sur le sable, donnant des coups de pieds dans un ballon de football, je me suis assis dans l'herbe, en regardant le rouleau des vagues sur la côte s'écrasant contre les rochers.
    C'était si paisible et tranquille. J'étais presque perdu dans mes pensées quand j'ai entendu une voix. Ta voix pour être exact. Je pouvais sentir ta présence à côté de moi, comme si tu passais ton bras autour de mon épaule. Quand j'ai regardé par-dessus moi, un large sourire dessinait ton visage et m'était directement adressé, ce sourire qui avait toujours fait à mon cœur louper ses battements.  « J'aime la plage Lou, n'est-ce pas magnifique ? »
     
    J'étais tellement rempli d'émotions que je n'étais pas en mesure de répondre et les larmes ont parlé pour moi plus rapidement. Les garçons l'ont tout de suite remarqué et se sont précipités à mes côtés, m'emportant pendant que je criais ton nom, te priant de revenir.
     
    Aujourd'hui, je suis confiné à passer la journée entière avec Zayn, qui avait gentiment offert de me prendre sous son aile pour la nuit. J'ai refusé, mais après beaucoup d'insistance et de plaintes, il déclara que c'était dans mon intérêt et j'ai fini en colère.
    Nous n'avons rien fait, juste nous asseyant et parlant de n'importe quoi. Il ne m'a même pas laissé parler de toi ça m'a fait mal. Je suis toujours désolé de ne pas pouvoir venir.
     
    Jour 82 :
     
    J'ai juré t'entendre chanter aujourd'hui. Au milieu de ma douche, je pouvais entendre le léger bourdonnement de ta voix chanter la chanson qui sortait des haut-parleurs. La voix était si belle et séduisante, je me suis tout de suite trouvé séduit par elle. Je savais que c'était ta voix à la seconde où je l'ai entendu. Le son de ta voix est si beau Harry. Tu chantes vraiment de plus en plus comme un ange maintenant.
     
    J'ai rendu visite à ta tombe à nouveau aujourd'hui, avec trois roses cette fois-ci, pour les deux jours que j'ai manqué. Quand j'ai chanté, je pouvais entendre en écho le son de ta propre voix se mélanger avec la mienne. J'ai chanté « Moments » pour toi, parce que je sais combien tu aimais cette chanson. Je me souviens d'une fois tu avais pleuré en l'interprétant et que tu as dû essuyer tes larmes et continuer à chanter en même temps.
     
    Jour 83 :
     
    Les garçons pensent que je vais mieux. Ils pensent que je vais de l'avant. Mais la vérité c'est qu'ils ne savent pas comment j'entends ta voix chantant pour m'endormir chaque nuit.
     
    Jour 84 :
     
    Je t'ai vu dans mes rêves la nuit dernière. Tu étais sur scène, ce qui n'est pas surprenant parce que tu m'avais toujours dit que c'est là que tu aimais être le plus au monde. Tu m'as regardé et m'a souri, me faisant signe d'approcher.
    Lorsque tu m'as pris les mains, c'était comme si tu étais réel... je n'ai jamais voulu partir. Je n'ai jamais voulu que ce moment prenne fin. Ta bouche s'est penchée pour effleurer le bord de mon oreille, et j'ai immédiatement senti des frissons le long de ma colonne vertébrale. « Viens avec moi. » m'as-tu chuchoté. Puis tu m'as tiré vers l'arrière pendant un court laps de temps avant d'écraser tes lèvres sur les miennes. C'était le baiser le plus parfait que j'aie jamais connu. Pourtant, ce n'était pas réel.
    Alors, quand je me suis réveillé et que je ne t'ai pas trouvé à côté de moi, j'ai commencé à pleurer.
     
    Jour 85 :
     
    J'ai rencontré Eleanor aujourd'hui. Elle se porte bien, bien que ce ne soit pas surprenant. Elle a toujours été un peu égoïste et je ne peux pas croire qu'il m'ait fallu tout ce temps pour le réaliser. Elle m'a demandé comment je faisais, mais je doute qu'elle n'ait pu se soucier de moi moins que cela. Puis, elle a commencé à parler de toi. Je ne pouvais pas supporter de l'entendre prononcer ton nom, alors je suis parti sans un seul mot.
     
    Jour 86 à Jour 88 :
     
    J'ai dormi pendant ces trois jours. Il n'y a pas grand-chose que je puisse dire à leur sujet. Tout ce que je peux dire, c'est que ça fait du bien de pouvoir te voir et c'est pourquoi j'ai trouvé ça tellement dur de me réveiller. C'est pourquoi je continue à dormir. Je voulais juste te voir et t'entendre.
     
    Jour 89 :
     
    Liam m'a appelé aujourd'hui, me demandant si je voulais qu'on aille manger quelque chose ensemble. Mon estomac gargouilla pour unique réponse, alors j'ai accepté. Je suppose que c'était juste une excuse pour cesser de me torturer avec les rêves que je faisais...
     
    Nous sommes passés par le cimetière sur le chemin du restaurant et j'ai demandé au chauffeur de s'arrêter rapidement. Liam m'a regardé étrangement, avant de me suivre pendant que je me précipitais vers la porte du cimetière puis vers ta tombe. Je n'étais jamais venu visiter ta tombe avec quelqu'un d'autre, donc je n'étais pas tout à fait capable de faire la routine habituelle.
    Je suis désolé. Mais j'ai réussi à chanter pour toi avec Liam. Nos voix résonnaient dans tout le cimetière, rebondissant de pierre tombale en pierre tombale, nos voix s'envolaient dans les airs. J'espère que tu as aimé notre chanson. Mais ça me manque de te chanter quelque chose juste tout seul, donc je pense que je m'en tiendrai à venir te voir seul.
    Soit dit en passant, la nourriture au restaurant était bonne et je retrouve enfin mon appétit. Non pas que cela m'importe.
     
    Jour 90 :
     
    Aujourd'hui, j'ai rendu visite à ma mère, juste après que je sois venu te voir, bien sûr. J'ai passé toute la journée à trainer autour de la maison, jouer avec les filles et rattraper  maman et Mark. C'est agréable d'être avec sa famille à nouveau et ça m'a fait mal quand j'ai dus les quitter.
    Lorsque j'ai embrassé maman sur la joue, découvrant que je lui disais adieu, elle m'a tenu près d'elle. Elle ne voulait pas me laisser et elle l'a dit clairement quand elle a commencé à me supplier de rester pour la nuit, j'ai accepté.
    Je suppose que je pourrais avoir la décence de passer plus de temps avec ma famille avant que je parte.
     
    Jour 91 :
     
    J'ai passé la journée d'aujourd'hui dans le parc, assis sur un banc, lisant mon journal, tandis que les filles jouaient sur le terrain de jeux. J'ai beaucoup écris Harry, beaucoup, mais ça ne suffit pas. Ça ne suffira jamais.
     
    Après avoir emmené les filles manger un crème glacée, et passé quelques heures à l'intérieur près du feu que nous avions commencé avec maman, je lui ai fais mes adieux.
    Je les ai tenus si étroitement dans mes bras, je jurerai qu'ils ne pouvaient plus respirer. Je les ai embrassé avec toute la force que j'avais, pour leur faire savoir combien je les aimais. J'ai embrassé ma mère sur la joue, lui disant combien je l'aimais ainsi que les filles. J'ai même embrassé Mark de la même façon. Quand il m'a dit de revenir les voir bientôt, je pouvais sentir que les larmes commençaient à s'échapper à nouveau et j'ai marché hâtivement jusqu'à la voiture.
     
    C'était la dernière fois que je les verrai.
     
    Jour 92 :
     
    J'ai fais la paix avec Eleanor aujourd'hui. Je sais à quel point tu ne l'aimais pas, et qu'elle est une partie de la raison pour laquelle tu es parti, mais je ne pouvais tout simplement pas supporter de partir sans faire en sorte que tous les ponts que j'avais brûlés avaient été reconstruits de nouveau.
     
    Jour 93 :
     
    J'ai passé toute la journée au studio avec les garçons, chantant de tout mon cœur dans le microphone pour les nouvelles chansons de l'album. Je me sentais un peu mal, parce que quand je partirais ils seront forcés de réenregistrer. Je suis allé te rendre visite au cimetière encore une fois et j'ai laissé deux roses aux pieds de ta pierre tombale.
     
    Jour 94 :
     
    Niall, Zayn, et Liam ont insisté pour que nous essayions de nous voir aujourd'hui. C'est fou de penser que tout ce temps où j'ai vécu à Londres, je n'ai jamais vu la moitié des sites situés dans la ville. Donc aujourd'hui a été consacré avec les garçons à nouveau, à passer d'attractions touristiques en attractions touristiques, à prendre diverses photos les uns avec les autres en face des monuments, ainsi que certains fans qui nous repéraient. Je n'avais pas vraiment l'esprit aux fans cette fois ci, parce que mes derniers jours étaient destinés à être bien dépensés.
     
    Jour 95 :
     
    Où étais-tu passé ? Tu n'étais pas dans mes rêves la nuit dernière et tu n'as pas chanté avec moi quand je chantais sur ta tombe.
    Je commence à me sentir seul à nouveau.
     
    Jour 96 :
     
    Je me suis arrêté à la pharmacie sur la route de la maison au studio, en m'assurant qu'aucun des garçons ne me suivaient. J'ai attrapé une grosse bouteille de pilules et je les ai achetées, sans jeter le moindre regard à la caissière.
    Je vais prendre le même chemin que toi Harry, je te dois tant.
     
    Jour 97 :
     
    L'envie de prendre les pilules est là, mais je ne vis pas le dernier de mes jours encore. Aujourd'hui j'ai appelé tous les gens que je connaissais et je leur ai dis combien je les aimais. Beaucoup m'ont posé des questions, mais je leur ai assuré que c'était juste parce que je me sentais dans une période où je voulais montrer mon amour. Bien sûr, ils m'ont cru.
     
    Aujourd'hui Niall, Liam, et Zayn sont venus. Nous nous sommes assis autour de mon ordinateur portable et avons regardé les vidéos de X Factor, ainsi que les performances enregistrées de chacun d'entre nous. Nous avons ri et nous avons pleuré. Je me suis mis à les regarder, tous les trois tours à tours et je me suis convaincu à quel point je les aimais. Je ne veux pas les perdre, je n'aime vraiment pas ça. Et je sais combien il leur sera difficile quand je vais partir. Mais je suis prêt. Je ne supporte plus de vivre ici sans toi.
     
    Jour 98 :
     
    J'ai fait un tour sur Twitter pour la première fois depuis longtemps, seulement pour me trouver inondé de mentions et de fans flippants sur toute ma timeline. Ils sont inquiets pour moi et c'est difficile de lire tous les messages sincères qu'ils m'ont laissés, seulement pour réaliser que d'ici demain je serai parti. J'envoie un dernier tweet, mensonger, mais je pensais sincèrement chaque mot que j'écrivais :
     
     «  Désole je n'ai pas été sur twitter mes amours... mais je vous aime tous, ne l'oubliez pas! Xx »
     
    Presque instantanément, mon Twitter était inondé de mentions de soulagement répondant à mon message, en me demandant où diable j'étais passé. Mais je ne les ai ignoré et au lieu de couper mon portable, je me suis laissé aller à une unique et dernière nuit de sommeil.
     
    Jour 99 :
     
    J'ai visité ta tombe une dernière fois. J'ai quelques roses de plus en excuses pour mon absence des derniers jours, mais cela ne devrait pas avoir d'importance. Je t'ai chanté une dernière chanson, ta chanson favorite de tous les temps et j'ai pu enfin t'entendre chanter avec moi. Ta voix était plus proche maintenant et je savais que c'était l'heure.
     
    Je vais prendre la bouteille entière de pilules et m'enfermer dans ta chambre. Je vais porter tous tes vêtements, afin que je puisse respirer les derniers soupçons de ton odeur avant de vivre mes derniers soupirs. 
     
    Quatre-vingt-dix-neuf jours sans toi c'était comme une éternité et il m'est impossible de rester ici plus longtemps.
     
    J'ai ton journal et ta note dans mes mains tremblantes en ce moment, et je suis trop nerveux putain Harry, j'espère que tu le sais. Je laisse tout ça ici afin qu'ils puissent me retrouver plus facilement une fois que je serais parti. C'étaient les tiens et c'est avec eux que tout a commencé.
    Mon cœur est versé dans ce journal et mon cœur est à toi. Je te vois bientôt, Je t'aime. Lou-xx

     


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    Certains disent que l'amour est l'émotion la plus puissante qu'une personne peut ressentir. Ça dépasse toutes les fibres de votre être, tisse son chemin à travers votre âme et vous tue de l'intérieur. Il détériore votre bon sens, vous obligeant à faire des choses stupides, tout cela au nom de l'amour.
     
    C'est ce qu'ils théorisaient. Quand ils ont trouvé Louis froid, le corps immobile recouvert de la couette d'Harry, portant de vieux vêtements d'Harry, c'était la seule explication à donner. Tout a été fait au nom de l'amour.
     
    Lorsque les ambulanciers sont arrivées, il était trop tard et il était parti. Niall, Liam, et Zayn avait encore perdu un autre ami. Ils se tenaient là à pleurer la perte d'un de leur meilleur ami.
     
    Louis baissa les yeux face à eux, un sourire triste s'étendait sur ses lèvres quand il fut témoin de son corps retiré du lit et emmené à l'extérieur loin de l'appartement. Il regarda les garçons abandonnés sur le sol, pleurant de tout leur cœur. Il ne pouvait pas s'empêcher de vouloir leur tendre la main et de les réconforter, mais il savait que ce n'était pas possible.
     
    Ils ont commencé à s'en vouloir, disant qu'ils n'avaient pas été assez là pour lui, ce qui a conduit Louis à les regarder avec de la frustration. Il était heureux maintenant et il voulait qu'ils soient heureux pour lui.
     
    Louis sentit une main tirer sur son épaule et se retourna pour faire face à une paire d'yeux verts-clignotant, bougeant, tout. Il sourit au garçon devant lui, qui souriait largement lui aussi. Les larmes remplissaient les deux paires d'yeux des garçons, puis ils se tournèrent pour faire face à leurs meilleurs amis, qu'ils avaient tant blessés dans leur lutte pour l'amour.
     
    « Tu es prêt ? » demanda Harry, en retournant l'attention de Louis sur lui. Louis hocha la tête et Harry lui prit fermement sa main, le conduisant loin dans sa nouvelle vie.
    « Je t'aime. » chuchota Louis, penché au-dessus Harry pour lui picorer les lèvres.
    « Je t'aime aussi. »
     
    Puis les deux se retirèrent dans la lumière, se tenant par la main et chantant doucement avec les anges qui appelaient leurs noms et chantaient leur berceuse favorite. Louis regarda par-dessus pour voir Harry, le garçon qu'il avait aimé pendant si longtemps et qui avait causé tant de douleur dans leur vie précédente.
     
    Maintenant, ils avaient une nouvelle vie, celle qu'ils pourraient consacrer ensemble à jamais, en chantant avec les anges.
     
     
     
     
    Traduit de l'anglais par Mathilde ( Twitter : @Hotlikestylesx - Hotlikestylesx.tumblr.com)

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  • Comment dire ses derniers au revoir à la seule personne que tu aimes plus que tout ?     .......   Larry Stylinson one shot
     

     

    Originellement : 99 days without you
     
    PARTIE 2 
    Comment dire ses derniers au revoir à la seule personne que tu aimes plus que tout ?     .......   Larry Stylinson one shot
     
     
     
    Cher Lou,
     
    Dans un premier temps, j'allais écrire quelque chose de court et rapide, aller droit au but, tu sais ? Eh bien, ce plan a échoué essentiellement parce qu'il y a tellement de choses que je veux te dire. Il y a tellement de choses que je n'ai pas dites et c'est ma dernière chance de te les dire enfin. Je me rends compte qu'au moment où tu tiendras cela dans ta main, c'est que tu m'auras probablement déjà trouvé, et que tu dois être assis seul dans l'appartement.
     
    Je voulais juste dire que je suis désolé.
     
    Je ne veux pas te quitter, je ne le veux vraiment pas. Comment peut-on simplement se lever et quitter la personne dont on est complètement raide dingue amoureux ? Oui Louis, tu as bien lu. Je t'aime, imbécile. Je t'ai aimé pendant si longtemps et tout ceci me rongeais peu à peu, me déchirais le cœur de l'intérieur jusqu'à maintenant, j'ai juste cette sensation de brulûre en moi, comme une coquille vide avec une passion folle  pour quelqu'un qui en est complètement inconscient. Ce n'est pas de ta faute après tout. Mon dieu Lou, ne t'en veux jamais. Tu étais la raison pour laquelle je suis resté si longtemps. Tu m'as donné l'espoir d'un avenir meilleur, mais une lueur d'espoir ne peut durer si longtemps avant qu'elle ne disparaisse complètement, et bien assez tôt, j'ai été laissé dans l'obscurité.
     
    Je ne veux pas faire mes adieux encore, bien que je parie que tu m'ais déjà dis adieu de ton côté. Je ne suis pas prêt à mettre fin à cette note. Tu as besoin de savoir combien je t'aime.
     
    Sais-tu ce que j'aime le plus chez toi Louis ? Eh bien, j'adore ton rire. Je pense que c'est ce qui va le plus me manquer vers le chemin où je me dirige. Je ne serai pas en mesure d'entendre le son de ta voix encore une fois, ou de voir le scintillement de lumière à l'intérieur de tes yeux quand tu éclates de rire. Je ne suis pas sûr que je serais en mesure de voir ou d'entendre quoi que ce soit là bas en fait.
     
    J'ai besoin que tu me promettes une chose, d'accord ? Je veux que tu me promettes de ne jamais arrêter de chanter, et ne jamais laisser les garçons. Ils vont avoir besoin de toi, et tu vas avoir besoin d'eux. Je sais que ça va être difficile de vous retrouver en tant que groupe, mais je sais que vous pouvez le faire. Tu es assez fort Lou, tu as toujours été fort pour moi. Je me sens complètement égoïste, en te laissant avec tout ça, et je m'excuse sincèrement pour la douleur que je vais ou que je t'ai déjà causé.  
     
    Dis aux garçons que je les aime aussi, d'accord ?
     
    Quoi qu'il en soit, retour aux choses sérieuses. Une autre chose que j'aime chez toi c'est ta capacité à tourner toute situation en une expérience positive. Ça pourrait être le jour le plus triste sur Terre, et je serais encore capable de voir ton sourire scintillant contre l'atmosphère grise du monde extérieur. Mon dieu que j'aime ton sourire, s'il te plait, garde ce sourire ?
     
    Je me souviens une fois en Italie, nous étions dans un restaurant et il y avait cette petite femme blonde, je parie que tu cherches dans ta mémoire en ce moment, n'êtes-ce pas ? Elle se dirigeait vers notre table avec la pire grimace sur son visage, elle avait l'air énervée quand elle a sut qu'elle allait devoir nous servir, cinq garçons bruyants et odieux. Quand elle est arrivée à la table, tu t'es tourné vers elle avec ton beau sourire, et c'était presque comme si son froncement de sourcils venait de fondre en quelques secondes. Tu as beaucoup d'effet sur les gens, Lou. J'ai toujours aimé la façon dont tu te comportes avec les autres.
     
    Je sais très bien que chaque fois que j'étais déprimé, tu étais la première personne vers qui je me tournais. Tu as toujours su comment rendre les choses positives, et je te quitterai avec le sourire le plus brillant s'étalant sur mon visage. Je présume que tu ne me permettras pas de partir jusqu'à ce que je sois sincèrement heureux de nouveau. C'est une autre chose que j'aime chez toi : ta persévérance.
     
    Tout chez toi va me manquer tu sais. Le chaume léger sur le bout de ton menton quand cela fait quelques jours que tu ne t'es pas rasé, la façon dont tes cheveux s'étalent dans différentes directions le matin en te donnant cet air décoiffé. Mais je l'aime tout de même, parce que c'est une partie de toi, et chaque partie de toi mérite d'être aimée.
     
    Je m'ennuie de l'ancien temps, quand toi et moi trainions sans rien faire dans l'appartement, regardant des films ou tout simplement s'allongeant sur le divan, parlant de tout et de rien. Tu es mon meilleur ami, tu le sais ça non ?
     
    Cette note est froissée de partout, et j'en suis désolé. Mon cerveau ne fonctionne tout simplement plus, probablement à cause du faite que je sois complément mort de peur. J'ai tellement peur Lou, et je rêve de pouvoir courir vers toi maintenant, de  tout te dire. Je rêve de courir vers toi, et que tu puisses me dire les mots que je peine à entendre sortir de ta bouche. Je veux que tu me dises de ne pas le faire, et de ne pas te laisser seul. Mais je ne peux pas faire cela. Pas à toi. Je ne peux pas mettre ce fardeau sur tes épaules. Je sais que si tu savais ce que je suis en train de faire, tu ferais tout pour me garder ici, mais je ne peux pas te forcer à faire quelque chose que tu ne veux pas faire.
     
    Je suppose que maintenant je devrais probablement te dire exactement pourquoi je pars. C'est une chose assez difficile à décrire, je crois, le sentiment que ton cœur se brise lentement à l'intérieur de ta poitrine. Tout a commencé il y a un an, lorsque tu as demandé à Eleanor de se mettre en couple avec toi, et que vous sortiez officiellement ensemble. À ce moment, je peux me jurer qu'il y a eu un grand bruit de craquement là où mon cœur était censé être, et je savais alors que je t'aimais. Je suppose que je le sais depuis longtemps, mais je n'avais pas été honnête avec moi-même pour me l'avouer. Eleanor m'a aidé à réaliser combien je t'aimais vraiment, alors je suppose que je devrais la remercier pour ça. Mais là encore, elle fait partie de la raison pour laquelle je pars. Je l'aime bien, mais dans un même temps, je la méprise absolument.
     
    Sais-tu ce que c'est que de s'asseoir et de regarder la personne que tu aimes, aimer quelqu'un d'autre ? C'est l'enfer absolu, je vais te le dire. C'est de la torture. Chaque fois qu'elle vient prêt de toi, je me sens comme si je venais d'être frappé dans la poitrine un million de fois de suite, et mon cœur palpite de façon erratique. Ce n'est pas que je ne l'aime pas, c'est une fille adorable Lou, et je suis heureux que tu ai quelqu'un comme elle à aimer. Peut-être que c'est tout simplement ma jalousie qui parle, mais je ressens comme si je pouvais mieux m'occuper de toi. J'ai toujours été là pour toi, à travers les bons et les mauvais moments et même entre les deux.
     
    Je suppose que ce que j'essaye de dire c'est qu'elle ne t'aime pas autant que tu le crois, et ça me fait mal de voir cela. Je devine la façon dont tu la regardes, et ce n'est pas dur de dire que tu es réellement, complétement amoureux. Mais avec elle, c'est juste que... ça n'est pas ça. Elle t'aime, je ne dis pas le contraire, mais pas aussi puissamment que tu le voudrais.
     
    Pour ma part, mon amour pour toi est tellement fort... cela me tue à petit feu, à l'intérieur.
     
    Mon dieu, ça parait si prétentieux ou égoïste dans un sens... n'est-ce pas ? C'est la dernière chose que je voulais vraiment. Je suis heureux pour toi. Réellement. Mais elle n'est pas faite pour toi, et peut-être qu'un jour tu réaliseras que tu m'aimais aussi. Mais je ne peux continuer ainsi et te regarder l'aimer, pendant que doucement, je m'enfonce dans l'ombre.
     
    Quelles sont les autres raisons tu dois te demander ? Eh bien, pour être honnête, j'en ai fini avec la vie. Je n'ai jamais été le plus heureux des garçons, et c'est une sorte de condition avec laquelle j'ai grandi. Honnêtement, je suis surpris d'avoir autant vécu jusque là. Tu étais le soleil dans ma vie, rien que ton existence égayait mon monde. Je suppose que c'est à cause de cela que je suis resté aussi longtemps. En fait, grâce à ça et au groupe.
     
    T'ai-je déjà dis de dire aux garçons combien je les aime ?
     
    Assures-toi de dire à Niall de garder la tête haute... tu sais comment il peut être parfois. Si d'autres personnes se sentent déprimées, ce sentiment se déteindra automatiquement sur lui, alors essaye de sourire pour lui, pour moi aussi ? Aussi, dis-lui simplement de continuer à être Niall. J'aime ce garçon, c'est le gars le plus insouciant que j'ai jamais rencontré. Oh, et fais lui savoir combien son rire va me manquer aussi, et comment on peut l'entendre venir avant même de l'apercevoir. Dis-lui de rester Irlandais aussi, même si je doute que ça soit possible à changer... je pensais juste à un peu détendre l'atmosphère.
     
    En ce qui concerne Zayn, dis-lui de prendre soin de lui. Il devient assez téméraire quand il est contrarié ou quoi que ce soit, donc prend soin de lui, d'accord ? Enlève les boissons alcoolisées, juste enlève tout ce avec quoi il serait en mesure de se faire du mal. Peut-être menace le de lui enlever son miroir, je ne sais pas. Dis-lui que je l'aime, et qu'il a toujours été comme un frère pour moi. Tous les garçons en réalité l'ont été.
     
    Enfin, Liam. Il a la tête bien serré sur ses épaules, donc je sais qu'il ne se perdra pas trop. J'espère qu'aucun de vous n'allez vous perdre, mais je sais qu'il sera en mesure de s'accrocher et de tous vous sortir de là si ça devient vraiment trop grave. J'ai toujours admiré cela chez lui, sa capacité à rester stable dans les mauvais moments.
     
    Dis-leur juste que je les aime, d'accord ?
     
    Et puis il y a toi. Louis William Tomlinson. Rien que ton nom me donne des milliers de frissons dans le dos, avec ton image qui brûle mon esprit en ce moment. Ça fait mal de savoir que, de tout le monde, c'est probablement toi qui vas prendre le plus et chez qui tout sera le plus difficile. Je déteste le fait que je sois celui qui t'inflige tout ce mal. Mais je vais bientôt partir, retiens juste que je ne te quitterai jamais. D'accord Lou ? Je ne te quitterai JAMAIS. J'ai fait cette promesse il y a longtemps et je tiendrai cette promesse pour toujours. Je ne serai peut-être pas avec toi physiquement, mais je serai toujours avec toi dans ton cœur.
     
    Chaque fois que tu auras besoin de moi, je serai là avec toi. Et je t'attendrai dans ma prochaine vie, j'attendrai le jour où finalement, tu te joindras à moi, jour qui je l'espère, sera le plus loin possible à partir de maintenant. Tu mérites une longue et heureuse vie. Bien que tu vas me manquer, je ne veux pas que tu quittes cette terre jusqu'à ce que tu ais complètement vécu ta vie. Je serai toujours là quand tu décideras que ce sera ton tour... mais pour moi, mon temps est écoulé.
     
    Tu es probablement sur le point de te réveiller maintenant, ce qui me donne encore très peu de temps pour finir cette note. Je suis assis sur le sol froid de la salle de bain en ce moment, grelottant dans mon boxer en écrivant cette note. Je suis désolé pour les taches de larmes, je n'ai jamais voulu qu'il y ait une preuve de mes pleurs. La bouteille de pilules est dans ma main.
     
    Je ne veux pas vraiment expliquer le processus que je suis sur le point d'accomplir, mais je veux juste que tu saches que je ne m'en vais pas dans la douleur. J'ai une grande bouteille d'analgésiques, et je vais la prendre en entier. C'est le scénario le plus pacifique et le moins salissant auquel mon esprit ait pu penser, et j'espère bien que c'est suffisant.
     
    Je suis sûr que cette note est assez longue maintenant... mais il y a juste une dernière chose que je veux que tu fasses, même si je t'en ai déjà tellement demandé.
     
    S'il te plaît, prends soin de ma mère et de Gemma. Elles vont avoir besoin de quelqu'un qui sera là pour elles. Je sais que c'est un peu pour toi comme ta seconde famille, donc ça ne devrait pas être difficile de rester en contact avec elles simplement parce que je suis parti, non ?
     
    Quoi qu'il en soit, je viens juste de prendre la bouteille entière. Les pilules ont glissé dans ma gorge assez facilement, comme je pensais qu'elles le feraient. Merde, je suis désolé, je n'aurais pas dû écrire ça. J'ai dis que je ne voulais pas que tu saches le processus, mais je pense que ça ne ferais pas plus mal de le dire.
     
    Je commence à me sentir mou, et ma vue se floute. Je n'arrive plus à me lever. J'ai peur Louis. Je sais que c'était ma décision, et il est trop tard pour faire marche arrière maintenant, mais j'ai toujours tellement peur. Mon corps commence à s'engourdir, et je commence à être incapable d'écrire de façon constante pendant longtemps.
     
    Donc je suppose que c'est là que je te laisse. Je vais mettre cette note dans le tiroir en bas à gauche dans la salle de bains, mais je suppose que tu n'as pas besoin de ces indications parce que c'est là-bas que tu la trouveras. Je ne sais pas si cela à un sens, mais mon esprit est en train de ralentir.
     
    Je t'aime Boo Bear, Je t'aime tellement putain. Ne l'oublie jamais. Ne t'avise pas de l'oublier. On se voit plus tard, ok? -Harry
     
     
    Traduit de l'anglais par Mathilde ( Twitter : @Hotlikestylesx – Hotlikestylesx.tumblr.com)

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