• Jour 50 :
     
    Après un court trajet en train pour rentrer à la maison hier et le déballage de mes affaires, je me suis enfin installé dans mon ancienne chambre d'enfant. Ma mère ne me lâche pas du regard et je commence à me sentir suffoquer comme quand j'étais avec les garçons et qu'ils se pressaient dans mon espace personnel.
    J'aime ma maman, je l'aime vraiment, mais j'ai juste besoin d'être seul. Les filles sont contentes de me revoir et elles m'ont réveillé ce matin en empilant des coussins sur moi et en me chatouillant jusqu'à ce que je me réveille. C'était la première fois que je riais depuis tellement longtemps. Cela pourrait être bon pour moi.
     
    Jour 51 à Jour 70 :
     
    Oui je sais que c'est beaucoup de jours à résumer dans une petite partie... mais je ne veux pas t'ennuyer avec tous les jours que j'ai passé, jouant à quelques trucs avec mes petites sœurs et ma mère et mon beau-père. Parce que sincèrement, chaque jour a été essentiellement consacré de la même manière.
     
    Je me réveillais avec Phoebe ou Daisy tirant sur mes mèches de cheveux, me chatouillant pour que je me lève, et m'appelant pour me dire que le déjeuner était prêt. Poliment, j'ai toujours refusé, les obligeant à encaisser leur déception. Le sommeil me saisissait encore pour un petit moment, avant que ma mère ne fasse irruption dans ma chambre, une assiette pleine de nourriture dans les mains. Elle s'asseyait sur le bord de mon lit jusqu'à ce que j'engloutisse chaque morceau de nourriture de l'assiette et ensuite seulement elle quittait tranquillement ma chambre avec un sourire sur le visage. Je suppose que c'est bien de la faire sourire, mais après chaque repas que j'avalais, je me sentais lent et lourd et ça me donnait envie de dormir encore plus. Bien sûr, cela n'était pas permit et à onze heures j'ai toujours été emmené loin du confort de mes oreillers pour aller dans un parc, un magasin ou tout autre endroit où les filles voulaient aller. Elles jouaient et bavardaient avec jubilation tandis que je marchais solennellement à côté d'elles, en me demandant ce que je ferais si tu marchais à côté de moi, me tenant la main et m'emmenant loin de toute cette misère. Ce n'est pas que je n'aime pas prendre soin des filles, c'est juste qu'après un certain temps - et tu le sais, il faut que je les prenne en main.
     
    Tu manques beaucoup à ma famille aussi tu sais. Il y en a eu quelques-unes –très peu en réalité, mais nous avons eu des discussions à propos de toi. Maman ne parle pas de toi plus de quelques minutes, comme si elle pensait que parler de toi me blesserait. Mais pour être honnête, je sens comme un poids se retirant de mes épaules à chaque fois que je dis ton nom. Pourtant en même temps, ça fait mal. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, c'est comme ça c'est tout.
     
    Mark, mon beau père, est venu vers moi, un jour, me demandant comment je me sentais. Je lui ai dis que j'allais bien comme je le disais à tous les autres, mais pour une raison quelconque, il ne semblait pas croire le mensonge que tout le monde croyait. Nous nous sommes assis pendant un certain temps, parlant tout simplement de tout et de rien, faisant en sorte que je me sente mieux à nouveau. Pour être honnête, pendant un moment j'ai presque commencé à me sentir mieux. Mais bien sûr, les bons sentiments ne semblent jamais faits pour durer. Surtout quand vous avez un nid de culpabilité qui vous ronge le cœur.
     
    Les filles ont remarqué mon changement et je me sens horrible. Je fais du mal à tout le monde autour de moi et je déteste ça. Quand elles ont remarqué que j'étais d'humeur désagréable, d'abord elles ont essayer de me faire sourire et rire, mais maintenant elles passent lentement à côté de moi, comme si elles n'étaient plus sûres de savoir comment me supporter. Je suppose que je n'ai pas à leur en vouloir... Je ne sais même pas comment me supporter moi-même.
     
    J'ai pris du poids et je suis enfin à nouveau en bonne santé, et tout le monde est heureux à propos de ça. Mais je me sens encore vide à l'intérieur. Le gain de poids en a seulement ajouté plus à celui sur mes épaules. Je ne sais pas si cela t'en dit beaucoup plus sur la façon dont ces jours  se sont passés, mais comme je l'ai dis, ils étaient tous banals. La douleur avait disparu pendant quelques jours, seulement pour revenir plus forte encore une fois. Inutile de dire, je n'ai pas autant aidé que tout le monde pensait que je le ferais.
     
    Jour 71 :
     
    Je suis dans le train de retour pour Londres maintenant et laisse-moi juste te dire que je suis nerveux. Plus nerveux que je ne l'ai jamais été. Plus nerveux que je l'étais avant notre première représentation, où tu m'as chuchoté des mots d'encouragement à mon oreille avant que nous ne montions sur scène. Tu me souriais, me rassurant, avant que la chanson ne commence et après ça je pouvais sentir mon énergie monter en flèche.
    C'est triste de penser que je ne pourrai plus jamais chanter avec toi, ou me blottir contre toi au milieu de la nuit lorsque je ne peux pas dormir ou venir vers toi quand j'ai simplement besoin d'un câlin. J'ai peur de retourner à l'appartement. Que faire s'ils l'ont changé ?
     
    Je suis à la maison, assis dans ta chambre. Elle est restée exactement de la même façon dont elle était. Je suis tellement soulagé en ce moment que je ne peux même pas l'expliquer. Je suis juste content, parce que je n'aurai pas à dormir sans un peu de toi ici avec moi.
     
    Jour 72 :
     
    Les garçons sont venus aujourd'hui. C'était la première fois que je les voyais depuis un mois. Ils devaient sans doute s'attendre à plus... peut-être à une version de moi-même plus heureuse, comme je l'étais avant. Eh bien, flash info pour eux, je ne serai jamais le même Louis à nouveau. Je sais cela comme un fait maintenant.
    Tu as pris un morceau de moi avec toi, Harry. Je suis seulement une partie de ce que j'étais avant. Maintenant, je suis brisé, déchiré à l'intérieur.
     
    Niall et Liam m'ont étreint étroitement pendant un certain temps, pleurant des larmes de bonheur et de soulagement en voyant que j'avais pris du poids. Ils affirment être heureux de mon retour, mais je ne pense pas qu'ils l'étaient. Je ne suis pas le Louis qu'ils connaissent ou aiment, je suis un étranger. En ce qui concerne Zayn, il a juste prit du recul pendant un certain temps et il attendait que les deux autres finissent de m'accueillir chez moi. Quand ils eurent fini, il m'a pris dans ses bras. Je pense que c'est lui qui a pleuré le plus.
     
    Jour 73 :
     
    Je suis sorti de l'appartement ce matin, seulement avec un peignoir et des pantoufles. Le soleil brillait dans mes yeux et je fronçais les sourcils de dégoût. Tout ce que dont j'avais besoin était un peu de lait pour mes céréales, mais bien sûr, rien ne va toujours comme prévu.
     
    À ma vue, environ quatre ou cinq filles ont commencé à crier, se rapprochant instantanément de moi. Je n'étais pas vraiment dans l'ambiance, mais j'ai fais semblant. Tu sais comment ça se passe. Elles se mirent à bavarder avec enthousiasme, à parler de choses qui ne comptaient absolument pas pour moi et j'ai forcé un sourire sur mon visage serré.
     
    Soudain, elles sont devenues silencieuses quand elles ont prit en considération mon apparence et une d'elles s'est avancée lentement pour me donner un semblant de câlin. Bien que cela puisse être qu'une excuse pour me toucher, j'ai apprécié le geste de la jeune fille. Je ne le voulais pas, mais j'ai commencé à pleurer dans ses bras. Elle se tenait là, me tenant jusqu'à ce que mes cris et mes reniflements cessent et recula pour essuyer mes larmes. « Nous l'aimions tous, tu sais. Vous deux vous vous aimiez, c'était évident. Il t'a tant aimé Lou, ne l'oublies pas. N'oublies jamais ça. » Elle l'avait murmuré et m'a serré une dernière fois avant de s'éloigner.
     
    Elle n'avait même pas demandé un autographe ou une photo et c'est là que j'ai réalisé : nos fans prenaient vraiment soin de nous. Il ne s'agit pas seulement du fait que nous sommes célèbres ou « mignons ». J'ai réalisé beaucoup de choses aujourd'hui. Mais une énorme chose en particulier que je ressens le besoin de te faire partager, c'est que j'ai réalisé que je ne peux pas vivre sans toi.
     
    Jour 74 :
     
    J'ai essayé de lutter contre l'envie, mais elle m'appelait depuis un bon moment. Je frappé un autre miroir aujourd'hui, avec ma bonne main bien sûr. La vue du liquide pourpre suintant à travers les fentes récemment créés dans ma peau me fascinait et je me suis assis là, me laissant saigner jusqu'à ce que je ne ressente plus rien, mais de l'engourdissement. 
    Il n'y avait aucune douleur, seulement un calme persistant à travers moi, jusqu'à ce que je me laisse dériver dans l'inconscience.
     
    Jour 75 :
     
    Je viens de réaliser que cela fait plus de deux mois sans toi, et cela ne fait que rendre le tout plus réel encore. Je ne suis rien, sauf une coquille vide maintenant. Je ne vis avec aucun but et je n'ai plus rien à donner à ce monde. La douleur est sans fin.
     
    Jour 76 :
     
    J'ai sorti ta note à nouveau aujourd'hui. Je l'avais caché à l'arrière de mon tiroir de chevet, dans l'intention de me la cacher à moi-même. Mais j'ai juste eu besoin de voir ton écriture, et de lire les mots imprimés sur la page que je connais par cœur, des mots que je pourrais réciter dans mon sommeil. Je me sens coupable maintenant plus que jamais, et ce sentiment de culpabilité commence à s'infiltrer à travers mon âme une fois de plus. Il ne m'a jamais quitté, mais relire ta note m'a fait mal d'une manière que je n'avais jamais imaginé être possible jusqu'à présent.
     
    Eleanor est révolue depuis longtemps, elle est hors-jeux. Je ne l'ai pas rappelé depuis que j'en ai eu fini avec nous deux. Je ne peux pas croire qu'il t'en a fallu être allé pour me rendre compte qu'elle n'était pas ce que je voulais. Tu aurais pu simplement me le dire. J'aurais tout abandonné tout de suite et j'aurai été là. J'aurais dû te le dire je suppose, mais je n'étais pas encore au courant que ces sentiments étaient présents en moi. Tout ce que je peux faire, c'est de m'en vouloir. C'est de ma faute et ça le sera toujours.
     
    Jour 77 :
     
    J'ai rencontré Anne aujourd'hui. Je ne sais pas ce qu'elle faisait à Londres et je ne lui ai pas demandé, mais quand elle m'a vu, elle est tombée immédiatement dans mes bras en sanglotant, son pauvre petit cœur battant contre ma poitrine.
    « Ça fait plus mal chaque fois que je le vois. » Elle m'a chuchoté dans l'oreille, puis s'est détachée avant que je ne puisse répondre. Je suis resté abasourdi dans la rue, entouré d'une mer de gens, bouche bée face à la disparition soudaine de ta mère. J'ai simplement supposé qu'elle parlait de ta tombe.
     
    Jour 78 :
     
    Je n'ai pas rendu visite à ta tombe hier parce que j'étais tout simplement horrifié. Je viens de réaliser que je ne t'avais pas rendu une seule fois visite depuis l'enterrement et la culpabilité me ronge maintenant plus que jamais.
     
    Je me sens mal. Je me sens complètement, absolument terriblement mal. J'ai été si égoïste. J'ai toujours été si égoïste. J'ai toujours pensé à moi au lieu de toi. Alors maintenant, je suis là, assis devant ta tombe avec les larmes coulant sur mon visage. Les fleurs sont fraîches et il y en a des dizaines Haz. Les gens t'aiment.
     
    J'ai apporté une seule rose, je suis sûr que c'est assez. Je ne voulais pas remplir l'endroit, mais en voyant toutes ces fleurs différentes à présent, la mienne à l'air pathétique. Je te l'ai donné de toute façon. Je l'ai mise juste en face. J'ai l'intention de rester ici un moment, j'ai donc apporté quelques couvertures avec moi et une bouteille de vin. Rouge. Cela a toujours été ton préféré. N'est-ce pas Harry ?
     
    Jour 79 :
     
    Je me suis réveillé encore assis devant ta tombe aujourd'hui, avant de réaliser que je m'étais enivré la nuit dernière jusqu'à finir dans l'herbe. Tu dois avoir honte de moi.
    Je pense que ça va être comme une routine quotidienne, de visiter ta tombe. Je te promets d'apporter une rose tous les jours, juste pour que je puisse au moins la comparer un peu à toutes ces belles fleurs qui t'entourent. Il y a des marguerites et des lys, tu as toujours aimé le lys.
     
    Je me suis assis et j'ai chanté devant toi aujourd'hui, j'espère que tu l'as entendu, où que tu sois. Je sais combien tu aimais cette chanson. Ça m'inonde de souvenirs à nouveau et je me souviens de ce jour-là à la maison des juges lorsque tu chantais de tout ton cœur juste pour les impressionner. Je n'oublierai jamais ta voix dans cette chanson, ou ta voix dans n'importe quelle autre chanson juste à cause de ça.
     
    Mais je l'ai chanté pour une autre raison, Harry. Je suis déchiré. Je le suis vraiment. Je ne sais pas quoi faire... et j'aimerai juste que tu m'envoies quelque chose, tout ce que tu voudras. J'ai besoin d'un signe me disant si je prends la bonne décision ou pas.
     
    Jour 80 et Jour 81 :
     
    Je suis désolé, je ne t'ai pas rendu visite hier. Niall, Liam, et Zayn semblaient avoir des plans différents, et ils m'ont traîné à la plage. Il ne fait pas encore assez chaud dehors, mais ils semblaient penser que ça serait un bon moment à partager quel que soit le temps qu'il faisait. À vrai dire, je l'ai détesté.
    Pendant qu'ils couraient sur le sable, donnant des coups de pieds dans un ballon de football, je me suis assis dans l'herbe, en regardant le rouleau des vagues sur la côte s'écrasant contre les rochers.
    C'était si paisible et tranquille. J'étais presque perdu dans mes pensées quand j'ai entendu une voix. Ta voix pour être exact. Je pouvais sentir ta présence à côté de moi, comme si tu passais ton bras autour de mon épaule. Quand j'ai regardé par-dessus moi, un large sourire dessinait ton visage et m'était directement adressé, ce sourire qui avait toujours fait à mon cœur louper ses battements.  « J'aime la plage Lou, n'est-ce pas magnifique ? »
     
    J'étais tellement rempli d'émotions que je n'étais pas en mesure de répondre et les larmes ont parlé pour moi plus rapidement. Les garçons l'ont tout de suite remarqué et se sont précipités à mes côtés, m'emportant pendant que je criais ton nom, te priant de revenir.
     
    Aujourd'hui, je suis confiné à passer la journée entière avec Zayn, qui avait gentiment offert de me prendre sous son aile pour la nuit. J'ai refusé, mais après beaucoup d'insistance et de plaintes, il déclara que c'était dans mon intérêt et j'ai fini en colère.
    Nous n'avons rien fait, juste nous asseyant et parlant de n'importe quoi. Il ne m'a même pas laissé parler de toi ça m'a fait mal. Je suis toujours désolé de ne pas pouvoir venir.
     
    Jour 82 :
     
    J'ai juré t'entendre chanter aujourd'hui. Au milieu de ma douche, je pouvais entendre le léger bourdonnement de ta voix chanter la chanson qui sortait des haut-parleurs. La voix était si belle et séduisante, je me suis tout de suite trouvé séduit par elle. Je savais que c'était ta voix à la seconde où je l'ai entendu. Le son de ta voix est si beau Harry. Tu chantes vraiment de plus en plus comme un ange maintenant.
     
    J'ai rendu visite à ta tombe à nouveau aujourd'hui, avec trois roses cette fois-ci, pour les deux jours que j'ai manqué. Quand j'ai chanté, je pouvais entendre en écho le son de ta propre voix se mélanger avec la mienne. J'ai chanté « Moments » pour toi, parce que je sais combien tu aimais cette chanson. Je me souviens d'une fois tu avais pleuré en l'interprétant et que tu as dû essuyer tes larmes et continuer à chanter en même temps.
     
    Jour 83 :
     
    Les garçons pensent que je vais mieux. Ils pensent que je vais de l'avant. Mais la vérité c'est qu'ils ne savent pas comment j'entends ta voix chantant pour m'endormir chaque nuit.
     
    Jour 84 :
     
    Je t'ai vu dans mes rêves la nuit dernière. Tu étais sur scène, ce qui n'est pas surprenant parce que tu m'avais toujours dit que c'est là que tu aimais être le plus au monde. Tu m'as regardé et m'a souri, me faisant signe d'approcher.
    Lorsque tu m'as pris les mains, c'était comme si tu étais réel... je n'ai jamais voulu partir. Je n'ai jamais voulu que ce moment prenne fin. Ta bouche s'est penchée pour effleurer le bord de mon oreille, et j'ai immédiatement senti des frissons le long de ma colonne vertébrale. « Viens avec moi. » m'as-tu chuchoté. Puis tu m'as tiré vers l'arrière pendant un court laps de temps avant d'écraser tes lèvres sur les miennes. C'était le baiser le plus parfait que j'aie jamais connu. Pourtant, ce n'était pas réel.
    Alors, quand je me suis réveillé et que je ne t'ai pas trouvé à côté de moi, j'ai commencé à pleurer.
     
    Jour 85 :
     
    J'ai rencontré Eleanor aujourd'hui. Elle se porte bien, bien que ce ne soit pas surprenant. Elle a toujours été un peu égoïste et je ne peux pas croire qu'il m'ait fallu tout ce temps pour le réaliser. Elle m'a demandé comment je faisais, mais je doute qu'elle n'ait pu se soucier de moi moins que cela. Puis, elle a commencé à parler de toi. Je ne pouvais pas supporter de l'entendre prononcer ton nom, alors je suis parti sans un seul mot.
     
    Jour 86 à Jour 88 :
     
    J'ai dormi pendant ces trois jours. Il n'y a pas grand-chose que je puisse dire à leur sujet. Tout ce que je peux dire, c'est que ça fait du bien de pouvoir te voir et c'est pourquoi j'ai trouvé ça tellement dur de me réveiller. C'est pourquoi je continue à dormir. Je voulais juste te voir et t'entendre.
     
    Jour 89 :
     
    Liam m'a appelé aujourd'hui, me demandant si je voulais qu'on aille manger quelque chose ensemble. Mon estomac gargouilla pour unique réponse, alors j'ai accepté. Je suppose que c'était juste une excuse pour cesser de me torturer avec les rêves que je faisais...
     
    Nous sommes passés par le cimetière sur le chemin du restaurant et j'ai demandé au chauffeur de s'arrêter rapidement. Liam m'a regardé étrangement, avant de me suivre pendant que je me précipitais vers la porte du cimetière puis vers ta tombe. Je n'étais jamais venu visiter ta tombe avec quelqu'un d'autre, donc je n'étais pas tout à fait capable de faire la routine habituelle.
    Je suis désolé. Mais j'ai réussi à chanter pour toi avec Liam. Nos voix résonnaient dans tout le cimetière, rebondissant de pierre tombale en pierre tombale, nos voix s'envolaient dans les airs. J'espère que tu as aimé notre chanson. Mais ça me manque de te chanter quelque chose juste tout seul, donc je pense que je m'en tiendrai à venir te voir seul.
    Soit dit en passant, la nourriture au restaurant était bonne et je retrouve enfin mon appétit. Non pas que cela m'importe.
     
    Jour 90 :
     
    Aujourd'hui, j'ai rendu visite à ma mère, juste après que je sois venu te voir, bien sûr. J'ai passé toute la journée à trainer autour de la maison, jouer avec les filles et rattraper  maman et Mark. C'est agréable d'être avec sa famille à nouveau et ça m'a fait mal quand j'ai dus les quitter.
    Lorsque j'ai embrassé maman sur la joue, découvrant que je lui disais adieu, elle m'a tenu près d'elle. Elle ne voulait pas me laisser et elle l'a dit clairement quand elle a commencé à me supplier de rester pour la nuit, j'ai accepté.
    Je suppose que je pourrais avoir la décence de passer plus de temps avec ma famille avant que je parte.
     
    Jour 91 :
     
    J'ai passé la journée d'aujourd'hui dans le parc, assis sur un banc, lisant mon journal, tandis que les filles jouaient sur le terrain de jeux. J'ai beaucoup écris Harry, beaucoup, mais ça ne suffit pas. Ça ne suffira jamais.
     
    Après avoir emmené les filles manger un crème glacée, et passé quelques heures à l'intérieur près du feu que nous avions commencé avec maman, je lui ai fais mes adieux.
    Je les ai tenus si étroitement dans mes bras, je jurerai qu'ils ne pouvaient plus respirer. Je les ai embrassé avec toute la force que j'avais, pour leur faire savoir combien je les aimais. J'ai embrassé ma mère sur la joue, lui disant combien je l'aimais ainsi que les filles. J'ai même embrassé Mark de la même façon. Quand il m'a dit de revenir les voir bientôt, je pouvais sentir que les larmes commençaient à s'échapper à nouveau et j'ai marché hâtivement jusqu'à la voiture.
     
    C'était la dernière fois que je les verrai.
     
    Jour 92 :
     
    J'ai fais la paix avec Eleanor aujourd'hui. Je sais à quel point tu ne l'aimais pas, et qu'elle est une partie de la raison pour laquelle tu es parti, mais je ne pouvais tout simplement pas supporter de partir sans faire en sorte que tous les ponts que j'avais brûlés avaient été reconstruits de nouveau.
     
    Jour 93 :
     
    J'ai passé toute la journée au studio avec les garçons, chantant de tout mon cœur dans le microphone pour les nouvelles chansons de l'album. Je me sentais un peu mal, parce que quand je partirais ils seront forcés de réenregistrer. Je suis allé te rendre visite au cimetière encore une fois et j'ai laissé deux roses aux pieds de ta pierre tombale.
     
    Jour 94 :
     
    Niall, Zayn, et Liam ont insisté pour que nous essayions de nous voir aujourd'hui. C'est fou de penser que tout ce temps où j'ai vécu à Londres, je n'ai jamais vu la moitié des sites situés dans la ville. Donc aujourd'hui a été consacré avec les garçons à nouveau, à passer d'attractions touristiques en attractions touristiques, à prendre diverses photos les uns avec les autres en face des monuments, ainsi que certains fans qui nous repéraient. Je n'avais pas vraiment l'esprit aux fans cette fois ci, parce que mes derniers jours étaient destinés à être bien dépensés.
     
    Jour 95 :
     
    Où étais-tu passé ? Tu n'étais pas dans mes rêves la nuit dernière et tu n'as pas chanté avec moi quand je chantais sur ta tombe.
    Je commence à me sentir seul à nouveau.
     
    Jour 96 :
     
    Je me suis arrêté à la pharmacie sur la route de la maison au studio, en m'assurant qu'aucun des garçons ne me suivaient. J'ai attrapé une grosse bouteille de pilules et je les ai achetées, sans jeter le moindre regard à la caissière.
    Je vais prendre le même chemin que toi Harry, je te dois tant.
     
    Jour 97 :
     
    L'envie de prendre les pilules est là, mais je ne vis pas le dernier de mes jours encore. Aujourd'hui j'ai appelé tous les gens que je connaissais et je leur ai dis combien je les aimais. Beaucoup m'ont posé des questions, mais je leur ai assuré que c'était juste parce que je me sentais dans une période où je voulais montrer mon amour. Bien sûr, ils m'ont cru.
     
    Aujourd'hui Niall, Liam, et Zayn sont venus. Nous nous sommes assis autour de mon ordinateur portable et avons regardé les vidéos de X Factor, ainsi que les performances enregistrées de chacun d'entre nous. Nous avons ri et nous avons pleuré. Je me suis mis à les regarder, tous les trois tours à tours et je me suis convaincu à quel point je les aimais. Je ne veux pas les perdre, je n'aime vraiment pas ça. Et je sais combien il leur sera difficile quand je vais partir. Mais je suis prêt. Je ne supporte plus de vivre ici sans toi.
     
    Jour 98 :
     
    J'ai fait un tour sur Twitter pour la première fois depuis longtemps, seulement pour me trouver inondé de mentions et de fans flippants sur toute ma timeline. Ils sont inquiets pour moi et c'est difficile de lire tous les messages sincères qu'ils m'ont laissés, seulement pour réaliser que d'ici demain je serai parti. J'envoie un dernier tweet, mensonger, mais je pensais sincèrement chaque mot que j'écrivais :
     
     «  Désole je n'ai pas été sur twitter mes amours... mais je vous aime tous, ne l'oubliez pas! Xx »
     
    Presque instantanément, mon Twitter était inondé de mentions de soulagement répondant à mon message, en me demandant où diable j'étais passé. Mais je ne les ai ignoré et au lieu de couper mon portable, je me suis laissé aller à une unique et dernière nuit de sommeil.
     
    Jour 99 :
     
    J'ai visité ta tombe une dernière fois. J'ai quelques roses de plus en excuses pour mon absence des derniers jours, mais cela ne devrait pas avoir d'importance. Je t'ai chanté une dernière chanson, ta chanson favorite de tous les temps et j'ai pu enfin t'entendre chanter avec moi. Ta voix était plus proche maintenant et je savais que c'était l'heure.
     
    Je vais prendre la bouteille entière de pilules et m'enfermer dans ta chambre. Je vais porter tous tes vêtements, afin que je puisse respirer les derniers soupçons de ton odeur avant de vivre mes derniers soupirs. 
     
    Quatre-vingt-dix-neuf jours sans toi c'était comme une éternité et il m'est impossible de rester ici plus longtemps.
     
    J'ai ton journal et ta note dans mes mains tremblantes en ce moment, et je suis trop nerveux putain Harry, j'espère que tu le sais. Je laisse tout ça ici afin qu'ils puissent me retrouver plus facilement une fois que je serais parti. C'étaient les tiens et c'est avec eux que tout a commencé.
    Mon cœur est versé dans ce journal et mon cœur est à toi. Je te vois bientôt, Je t'aime. Lou-xx

     


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